Huit stades espagnols dans le scénario actuel
Invité de l’émission «La Tribu» sur Radio Marca, Roberto Gómez a indiqué que la FIFA devrait effectuer une tournée d’inspection des installations espagnoles avant la fin de l’année. Parmi les enceintes concernées figurent notamment le Santiago Bernabéu, le Camp Nou, le Metropolitano, Mestalla, Gran Canaria, San Mamés, la Reale Arena et le Stage Front Stadium de l’Espanyol.
Selon le journaliste, la tendance actuelle serait donc à un Mondial organisé dans 16 stades : huit en Espagne, six au Maroc et deux au Portugal. Cette répartition reste toutefois susceptible d’évoluer. Les différents sites devront être inspectés et évalués par la FIFA avant une validation définitive attendue d’ici la fin de l’année.
La visite de la délégation de l’instance mondiale pourrait intervenir fin octobre, voire un peu plus tôt. L’état des stades, des pelouses et des infrastructures associées sera notamment examiné.
Le Metropolitano pourrait faire son retour
Le cas du Metropolitano attire particulièrement l’attention. Selon Roberto Gómez, l’enceinte de l’Atlético de Madrid devrait évoluer dans le dossier et serait «probablement réintégrée» dans la liste des sites espagnols retenus pour le Mondial. Une éventuelle réintégration qui conforterait encore le poids de Madrid dans le dispositif espagnol.
Lors du lancement de la candidature, l’Espagne avait présenté 11 stades répartis dans neuf villes, avec notamment deux enceintes à Barcelone et Madrid, ainsi que des sites à Bilbao, Saint-Sébastien, Séville, Saragosse, Malaga, Las Palmas et La Corogne.
Depuis, Malaga et La Corogne ont quitté le projet, notamment en raison du coût jugé trop élevé des travaux de rénovation. La possible absence de Séville et Saragosse dans la nouvelle liste avancée par Gómez constitue en revanche une surprise. Aucune explication officielle n’a, pour l’heure, été donnée concernant leur éventuel retrait.
La finale, autre enjeu majeur
La tournée d’inspection de la FIFA devrait également permettre d’avancer sur l’un des dossiers les plus disputés : le lieu de la finale du Mondial 2030.
L’Espagne multiplie depuis plusieurs semaines les prises de position en faveur d’une finale sur son sol. Le sélectionneur de la Roja, Luis de la Fuente, le président de la RFEF, Rafael Louzán, et le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, ont tous défendu cette ambition.
«Nous avons toutes les conditions nécessaires pour que la finale ait lieu en Espagne», a récemment affirmé Pedro Sánchez. Rafael Louzán s’est, lui, montré encore plus catégorique : «Où va-t-elle se jouer si ce n’est en Espagne?»
Le Maroc poursuit ses préparatifs
De son côté, le Maroc poursuit la mise à niveau de ses infrastructures en vue du rendez-vous mondial. Le chantier du Grand Stade Hassan II se poursuit, tandis que plusieurs autres installations stratégiques avancent également, à l’image du Centre international de diffusion de Casablanca, construit sur un terrain de près de 6,6 hectares.
Avant de départager les ambitions espagnoles et marocaines pour la finale, la FIFA devra donc d’abord inspecter les infrastructures et arrêter définitivement la carte des stades du Mondial 2030. La tournée prévue à l’automne pourrait ainsi constituer une étape décisive dans ce processus.