En Espagne, l’idée semblait longtemps acquise : la finale devait naturellement revenir à Madrid, portée par le prestige du Santiago Bernabéu rénové, l’histoire footballistique du pays et son influence au sein du football européen. Mais cette certitude commence progressivement à vaciller.
Dans un récent article, le média espagnol Vox Populi souligne que le Maroc mène une véritable offensive diplomatique et sportive afin d’obtenir l’organisation de la finale sur son territoire. Le journal rappelle que, malgré la candidature conjointe du Maroc, de l’Espagne et du Portugal, la FIFA n’a encore officiellement tranché aucune décision concernant le match final.
Selon la même source, Rabat multiplie depuis plusieurs mois les démarches auprès des différentes parties prenantes pour défendre la candidature de Casablanca. L’objectif est clair : faire du futur Grand Stade Hassan II, prévu à Benslimane près de Casablanca, le théâtre du plus grand rendez-vous du football mondial.
Avec une capacité annoncée de près de 115.000 places, cette future enceinte dépasserait largement le Santiago Bernabéu, estimé à environ 90.000 sièges après sa rénovation. Mais au-delà de la taille du stade, la FIFA prend également en compte d’autres critères majeurs : sécurité, logistique, connectivité internationale, accueil des médias, capacités hôtelières et portée symbolique de la ville hôte.
Sur plusieurs de ces aspects, le Maroc dispose d’arguments solides. Casablanca abrite en effet le principal hub aérien du Royaume grâce à l’aéroport Mohammed V, tandis que les investissements dans les infrastructures ferroviaires, routières et touristiques se poursuivent à un rythme soutenu.
Le ton adopté par certains médias espagnols traduit aussi une certaine inquiétude. Ils évoquent notamment l’appel lancé par Rafael Louzan, président de la Fédération royale espagnole de football, demandant une mobilisation accrue des autorités espagnoles pour renforcer la position de Madrid.
De plus en plus d’acteurs reconnaissent désormais que le Maroc représente un concurrent très sérieux pour accueillir la finale. Cette évolution confirme une réalité grandissante : le Royaume ne veut pas être un simple coorganisateur du Mondial 2030, mais un acteur central de cette édition historique organisée sur trois continents.