Mondial 2030 : le Maroc et la France renforcent un partenariat stratégique au service du développement


Rédigé par le Vendredi 3 Avril 2026

Réunie jeudi 2 avril au Complexe Mohammed VI de football, la Task Force Maroc–France a placé la préparation de la Coupe du monde 2030 au cœur d’une ambition plus large : faire de cet événement planétaire un véritable levier de développement économique, social et humain.



À l’approche de ce rendez-vous mondial, coorganisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, la coopération entre Rabat et Paris se consolide. Bien au-delà des enjeux sportifs, cette rencontre a illustré une dynamique bilatérale forte, portée par des responsables de premier plan, dont Fouzi Lekjaa (FRMF), Nicolas Forissier, ministre délégué français chargé du Commerce extérieur, et Philippe Diallo, président de la Fédération française de football.

Une vision structurante portée par le Royaume

Dès l’ouverture, Fouzi Lekjaa a insisté sur l’ambition du Maroc de faire du Mondial 2030 une étape clé d’un processus de transformation à long terme. Il a rappelé que les progrès du pays dans le domaine sportif s’inscrivent dans une vision stratégique impulsée au plus haut niveau de l’État. Des infrastructures comme le Complexe Mohammed VI, inauguré en 2019, témoignent de cette volonté de structuration durable du football national.


Pour le président de la FRMF, cette échéance dépasse largement le cadre sportif : elle représente une opportunité historique de renforcer les liens internationaux et de bâtir un héritage pérenne. Il s’est montré confiant quant à la réussite de ce projet commun, soulignant la complémentarité des expertises marocaine et française.


Un partenariat économique à fort potentiel

De son côté, Nicolas Forissier a salué le rôle central du Maroc dans l’organisation de cet événement, mettant en avant un partenariat « gagnant-gagnant ». Face à une mobilisation importante d’entreprises françaises, il a affirmé la volonté de la France d’accompagner les ambitions marocaines, tout en générant des retombées économiques pour les deux pays.


Le Mondial 2030 apparaît ainsi comme un catalyseur de transformation pour plusieurs secteurs stratégiques : infrastructures, transport, énergie, digital ou encore tourisme. Pour Mohamed Bachiri, représentant de la CGEM, cette dynamique positionne le Maroc comme un véritable pont entre l’Europe et l’Afrique, capable d’attirer investissements et opportunités.


La jeunesse, pilier du projet

Au-delà des enjeux économiques, la dimension humaine reste centrale. Philippe Diallo a insisté sur l’importance de placer la jeunesse au cœur de cette coopération, en valorisant les valeurs du sport telles que l’inclusion, l’éducation et la fraternité.


Dans cette perspective, les deux fédérations ont convenu de renforcer leur collaboration à travers un accord élargi portant sur la formation, l’organisation d’événements et le partage de savoir-faire. Une invitation a également été adressée à Fouzi Lekjaa pour se rendre en France, notamment au centre de Clairefontaine, afin de poursuivre cette dynamique d’échange.


Porté par une vision stratégique claire et une capacité organisationnelle reconnue, le Maroc confirme son positionnement comme hub régional et acteur majeur sur la scène internationale. À travers ce partenariat renforcé avec la France, le Royaume entend faire de la Coupe du monde 2030 un héritage durable et un modèle de coopération réussie.

 
 




Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec… En savoir plus sur cet auteur
Vendredi 3 Avril 2026
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