Une vérité mérite pourtant d’être rappelée avec fermeté : le choix du lieu de la finale appartient exclusivement à la FIFA. Toute autre interprétation relève soit de l’approximation, soit d’une tentative à peine voilée de pression politique et médiatique.
Cette sortie n’intervient pas dans un vide contextuel. Elle émane d’une institution encore fragilisée, marquée par une succession de crises ayant profondément entamé sa crédibilité, de l’affaire Rubiales aux tensions internes persistantes. Dans ce climat, annoncer avec aplomb l’issue d’un processus engageant trois pays ressemble moins à une démonstration de force qu’à un aveu de fébrilité.
Comme si l’Espagne, consciente de la montée en puissance du dossier marocain, cherchait à occuper l’espace médiatique par les mots, faute de pouvoir convaincre pleinement par les faits.
Cette sortie n’intervient pas dans un vide contextuel. Elle émane d’une institution encore fragilisée, marquée par une succession de crises ayant profondément entamé sa crédibilité, de l’affaire Rubiales aux tensions internes persistantes. Dans ce climat, annoncer avec aplomb l’issue d’un processus engageant trois pays ressemble moins à une démonstration de force qu’à un aveu de fébrilité.
Comme si l’Espagne, consciente de la montée en puissance du dossier marocain, cherchait à occuper l’espace médiatique par les mots, faute de pouvoir convaincre pleinement par les faits.
Le Camp Nou, symbole fissuré d’une promesse technique
L’argument de la « supériorité technique » avancé par la partie espagnole se heurte aujourd’hui à une réalité opérationnelle embarrassante. Le récent retour du FC Barcelone au Camp Nou, pourtant encore en pleine rénovation, a viré à la démonstration par l’absurde lors du match face à Oviedo.
Les images ont parlé d’elles-mêmes : fuites d’eau importantes, zones inondées, spectateurs trempés, dans une enceinte censée incarner le futur du football mondial. L’incident n’a rien d’anecdotique. On ne peut, dans le même souffle, dénigrer implicitement la capacité organisationnelle d’un partenaire et exposer ses propres failles infrastructurelles majeures à quatre ans d’un rendez-vous planétaire. L’image de modernité que l’Espagne tente de projeter prend, littéralement, l’eau.
Les images ont parlé d’elles-mêmes : fuites d’eau importantes, zones inondées, spectateurs trempés, dans une enceinte censée incarner le futur du football mondial. L’incident n’a rien d’anecdotique. On ne peut, dans le même souffle, dénigrer implicitement la capacité organisationnelle d’un partenaire et exposer ses propres failles infrastructurelles majeures à quatre ans d’un rendez-vous planétaire. L’image de modernité que l’Espagne tente de projeter prend, littéralement, l’eau.
Maroc : la démonstration par l’épreuve du réel
Le contraste est saisissant avec ce qui s’est déroulé récemment de l’autre côté du détroit. Le Maroc sort tout juste de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Si le verdict sportif a été cruel pour les Lions de l’Atlas, battus en finale par le Sénégal, le Royaume a livré une copie organisationnelle irréprochable.
Sous des conditions climatiques parfois difficiles, les infrastructures marocaines ont fait preuve d’une fiabilité totale : pelouses résistantes, systèmes de drainage performants, logistique maîtrisée et sécurité sans faille. Aucun incident majeur, aucune image de chaos. Là où certains promettent des projets, le Maroc a livré une compétition continentale sans la moindre défaillance technique.
Sous des conditions climatiques parfois difficiles, les infrastructures marocaines ont fait preuve d’une fiabilité totale : pelouses résistantes, systèmes de drainage performants, logistique maîtrisée et sécurité sans faille. Aucun incident majeur, aucune image de chaos. Là où certains promettent des projets, le Maroc a livré une compétition continentale sans la moindre défaillance technique.
L’erreur stratégique de la RFEF
Dans un dossier aussi sensible que celui du Mondial 2030, la FIFA ne privilégiera ni le pays le plus bruyant ni le plus affirmatif, mais le plus fiable. Celui qui démontre sa capacité à garantir, sous pression et sous le regard du monde entier, des conditions optimales de jeu.
En cherchant à verrouiller médiatiquement la finale alors que le toit du Camp Nou fuit encore, la RFEF commet une double erreur stratégique : elle projette une image d’arrogance déconnectée du réel et renforce, paradoxalement, la crédibilité du dossier marocain.
La finale de la Coupe du monde 2030 ne se gagnera ni sur les plateaux télé ni à travers des déclarations prématurées. Elle se gagnera sur la confiance. Et au lendemain d’une CAN parfaitement maîtrisée, face aux fragilités exposées de certaines infrastructures européennes, la balance de la fiabilité semble désormais pencher vers le sud.
En cherchant à verrouiller médiatiquement la finale alors que le toit du Camp Nou fuit encore, la RFEF commet une double erreur stratégique : elle projette une image d’arrogance déconnectée du réel et renforce, paradoxalement, la crédibilité du dossier marocain.
La finale de la Coupe du monde 2030 ne se gagnera ni sur les plateaux télé ni à travers des déclarations prématurées. Elle se gagnera sur la confiance. Et au lendemain d’une CAN parfaitement maîtrisée, face aux fragilités exposées de certaines infrastructures européennes, la balance de la fiabilité semble désormais pencher vers le sud.