Mourir en philosophe




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De prime abord, l’art de vivre serait de rendre sa vie plus harmonieuse, plus à même à affronter les aléas du temps dans n’importe quel espace, autrement dit, plus sûre à tout point de vue, plus engagée envers soi même et envers autrui ou du moins les gens qui nous sont chers, plus conforme à la pyramide des besoins de Maslow, des besoins physiologiques aux besoins de prouver et de se prouver...


L’art de vivre serait tout cela et bien plus encore.


Et si l’art de vivre était simplement de mourir en philosophe (une pensée à un ami cher) ! En d’autres termes, arriver au point où l’angoisse de la mort n’altère plus la pensée pour ainsi transformer l’art de vivre en art de mourir.


Considérer que la mort n’est rien du tout n’est pas chose facile au commun des mortels, pris dans une vie banale où les matérialités consuméristes prennent le dessus sur les pensées utiles. Seuls les initiés aux concepts philosophiques sont en mesure d’atteindre cet art de mourir.


Et je vous prie de croire que plus je lis les pensées des philosophes de la mort (Epicure, Hegel…) et plus j’aime la vie, et la mienne en particulier, et moins j’ai peur de la mort. C’est une expérience troublante que de prendre le dessus sur son corps par l’esprit.


Le chemin initiatique est encore long avant la félicité mais il en vaut la peine. Comme dirait Charles Peguy (écrivain et poète français, 1873-1914) «il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise pensée, c’est d’avoir une pensée toute faite ».


Alors, doutons, remettons tout en cause et profitons de l’intemporalité surprenante des réflexions philosophiques de l’antiquité jusqu’à notre époque en passant par les lumières.


My two cents !

Ali Bouallou



Mercredi 4 Novembre 2020

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