Des frappes américaines malgré la trêve
Selon les autorités américaines, les opérations ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans le sud de l’Iran. Ces frappes interviennent alors qu’un cessez-le-feu est officiellement en vigueur entre les deux pays depuis plusieurs semaines.
La riposte iranienne n’a pas tardé. Les Gardiens de la Révolution ont annoncé lundi avoir mené une attaque contre une installation militaire utilisée par les forces américaines, marquant une nouvelle montée des tensions dans une région déjà fragilisée par plusieurs conflits simultanés.
Israël intensifie ses opérations au Liban
Parallèlement, l’Israël poursuit son offensive militaire au Liban. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a annoncé la prise de la forteresse médiévale de Beaufort, considérée comme une position stratégique dans le sud du pays.
Cette avancée pourrait permettre à l’armée israélienne de renforcer sa présence autour de la région de Nabatiyeh et d’étendre davantage ses opérations militaires. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu a également affirmé que les forces israéliennes avaient franchi le fleuve Litani, élargissant ainsi la zone sous contrôle militaire israélien.
Beyrouth et le sud du Liban sous pression
L’armée israélienne a reçu l’ordre de poursuivre ses frappes jusque dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah soutenu par l’Iran. Les autorités militaires israéliennes considèrent désormais comme une « zone de combat » l’ensemble du territoire libanais situé au sud du fleuve Zahrani. Selon le ministère libanais de la Santé, le bilan de l’offensive israélienne atteint désormais 3 412 morts et 10 269 blessés depuis le début des opérations le 2 mars.
Une région confrontée à un risque d’embrasement
Cette succession d’attaques entre Washington et Téhéran, combinée à l’intensification des opérations israéliennes au Liban, alimente les craintes d’un élargissement du conflit régional. Les prochains jours seront particulièrement surveillés alors que plusieurs acteurs internationaux appellent à éviter une nouvelle détérioration de la situation sécuritaire au Moyen-Orient.