Une escale test, en apparence, ce n’est pas encore l’Histoire.
Pourtant, celle organisée au Terminal Est de Nador West Med marque un changement de catégorie pour le nouveau complexe portuaire marocain.
West Med Container Terminal, société concessionnaire contrôlée conjointement par Marsa Maroc et Terminal Investment Limited, filiale portuaire du groupe MSC, a annoncé avoir achevé les préparatifs opérationnels nécessaires au démarrage de l’activité commerciale.
Les équipements ont été installés, les systèmes déployés, les équipes recrutées et formées et les procédures mises à l’épreuve dans des conditions réelles. L’escale test a permis de vérifier simultanément la coordination des personnels, le fonctionnement des équipements et l’efficacité des processus. WMCT affirme avoir atteint cette disponibilité opérationnelle en avance sur le calendrier prévu.
Le terminal peut désormais recevoir les plus grands porte-conteneurs actuellement en service.
Et c’est précisément à ce moment que Nador West Med cesse progressivement d’être un chantier pour devenir un acteur potentiel du commerce maritime.
DEUXIÈME MOTEUR PORTUAIRE
Comparer Nador West Med à Tanger Med est presque inévitable.
Mais la bonne question n’est probablement pas de savoir lequel des deux ports sera « le plus grand ».
Le Maroc a davantage intérêt à construire une complémentarité.
Tanger Med a déjà démontré la puissance du modèle : transbordement, automobile, logistique, zones industrielles et connexion rapide aux grands marchés européens.
Nador West Med peut ajouter un deuxième point d’ancrage, beaucoup plus oriental, tourné vers les flux méditerranéens et potentiellement capable de structurer un nouvel hinterland industriel autour de l’Oriental.
Le Terminal Est est justement conçu pour des volumes considérables.
Le projet s’inscrit dans un complexe destiné à traiter plusieurs millions d’EVP et à accueillir les navires géants qui organisent aujourd’hui les grandes routes mondiales du conteneur.
Le simple fait que MSC soit directement présent dans l’exploitation constitue un signal économique important.
Une infrastructure portuaire ne devient pas un hub parce qu’elle possède beaucoup de grues. Elle le devient lorsqu’un grand armateur décide d’y organiser durablement des flux.
UN PORT NE SUFFIT PAS
Mais il existe un piège.
Un port peut devenir un formidable lieu de passage sans transformer suffisamment l’économie qui l’entoure. Le véritable succès de Nador West Med ne se mesurera donc pas uniquement au nombre de conteneurs transbordés.
Il faudra regarder ce qui pousse derrière les quais.
Combien d’usines ? Combien d’emplois ? Quelles activités logistiques ? Quels fournisseurs marocains ? Quelle transformation industrielle ?
C’est là que le parallèle avec Tanger Med devient particulièrement intéressant.
Tanger a progressivement créé autour du port un véritable écosystème industriel, notamment dans l’automobile.
Nador devra réussir le même passage du navire à l’usine.
Le défi est particulièrement important pour l’Oriental, région qui peut trouver dans cette infrastructure une nouvelle profondeur économique.
LE MAROC DEVIENT UN CARREFOUR
La géographie marocaine est connue depuis toujours.
Mais une bonne géographie ne devient un avantage économique que lorsqu’elle est équipée.
Ports, autoroutes, chemin de fer, zones logistiques et zones industrielles transforment la proximité de l’Europe en valeur marchande.
Le lancement de Nador West Med renforce donc une stratégie poursuivie depuis plus de vingt ans : faire du Royaume non seulement un pays situé entre plusieurs continents, mais une plateforme où leurs flux se rencontrent.
Tanger Med a ouvert la voie.
Nador West Med peut maintenant donner à cette stratégie une deuxième façade méditerranéenne.
La prochaine bataille ne sera plus de construire le port. Elle sera de remplir les quais, puis surtout de faire travailler l’économie derrière eux.
West Med Container Terminal, société concessionnaire contrôlée conjointement par Marsa Maroc et Terminal Investment Limited, filiale portuaire du groupe MSC, a annoncé avoir achevé les préparatifs opérationnels nécessaires au démarrage de l’activité commerciale.
Les équipements ont été installés, les systèmes déployés, les équipes recrutées et formées et les procédures mises à l’épreuve dans des conditions réelles. L’escale test a permis de vérifier simultanément la coordination des personnels, le fonctionnement des équipements et l’efficacité des processus. WMCT affirme avoir atteint cette disponibilité opérationnelle en avance sur le calendrier prévu.
Le terminal peut désormais recevoir les plus grands porte-conteneurs actuellement en service.
Et c’est précisément à ce moment que Nador West Med cesse progressivement d’être un chantier pour devenir un acteur potentiel du commerce maritime.
DEUXIÈME MOTEUR PORTUAIRE
Comparer Nador West Med à Tanger Med est presque inévitable.
Mais la bonne question n’est probablement pas de savoir lequel des deux ports sera « le plus grand ».
Le Maroc a davantage intérêt à construire une complémentarité.
Tanger Med a déjà démontré la puissance du modèle : transbordement, automobile, logistique, zones industrielles et connexion rapide aux grands marchés européens.
Nador West Med peut ajouter un deuxième point d’ancrage, beaucoup plus oriental, tourné vers les flux méditerranéens et potentiellement capable de structurer un nouvel hinterland industriel autour de l’Oriental.
Le Terminal Est est justement conçu pour des volumes considérables.
Le projet s’inscrit dans un complexe destiné à traiter plusieurs millions d’EVP et à accueillir les navires géants qui organisent aujourd’hui les grandes routes mondiales du conteneur.
Le simple fait que MSC soit directement présent dans l’exploitation constitue un signal économique important.
Une infrastructure portuaire ne devient pas un hub parce qu’elle possède beaucoup de grues. Elle le devient lorsqu’un grand armateur décide d’y organiser durablement des flux.
UN PORT NE SUFFIT PAS
Mais il existe un piège.
Un port peut devenir un formidable lieu de passage sans transformer suffisamment l’économie qui l’entoure. Le véritable succès de Nador West Med ne se mesurera donc pas uniquement au nombre de conteneurs transbordés.
Il faudra regarder ce qui pousse derrière les quais.
Combien d’usines ? Combien d’emplois ? Quelles activités logistiques ? Quels fournisseurs marocains ? Quelle transformation industrielle ?
C’est là que le parallèle avec Tanger Med devient particulièrement intéressant.
Tanger a progressivement créé autour du port un véritable écosystème industriel, notamment dans l’automobile.
Nador devra réussir le même passage du navire à l’usine.
Le défi est particulièrement important pour l’Oriental, région qui peut trouver dans cette infrastructure une nouvelle profondeur économique.
LE MAROC DEVIENT UN CARREFOUR
La géographie marocaine est connue depuis toujours.
Mais une bonne géographie ne devient un avantage économique que lorsqu’elle est équipée.
Ports, autoroutes, chemin de fer, zones logistiques et zones industrielles transforment la proximité de l’Europe en valeur marchande.
Le lancement de Nador West Med renforce donc une stratégie poursuivie depuis plus de vingt ans : faire du Royaume non seulement un pays situé entre plusieurs continents, mais une plateforme où leurs flux se rencontrent.
Tanger Med a ouvert la voie.
Nador West Med peut maintenant donner à cette stratégie une deuxième façade méditerranéenne.
La prochaine bataille ne sera plus de construire le port. Elle sera de remplir les quais, puis surtout de faire travailler l’économie derrière eux.