Lors d’une intervention au Salon International de l’Édition et du Livre (SIEL) 2026, l’ancienne ministre française d’origine marocaine, Najat Vallaud-Belkacem, a présenté son dernier ouvrage intitulé « Sevrage numérique : Enquête sur notre rapport aux écrans et comment nous en libérer ». À travers cet essai, elle alerte sur les effets néfastes d’un usage excessif des outils numériques, qu’elle qualifie de véritable enjeu sanitaire en raison de leurs répercussions sur la santé mentale et physique.
Revenant sur la genèse de son livre, l’auteure, aujourd’hui conseillère maître à la Cour des comptes en France, a expliqué que son travail s’appuie sur une analyse approfondie du phénomène de l’omniprésence des écrans dans nos vies. Selon elle, cette problématique ne se limite pas aux jeunes générations, mais touche également les adultes et les personnes âgées. Elle a notamment souligné que les utilisateurs passent souvent des heures à faire défiler des contenus dont ils ne retiennent presque rien, une habitude qu’elle compare à une forme d’addiction nuisible au libre arbitre.
L’ancienne ministre a mis en lumière une statistique frappante : le temps moyen passé devant les écrans pourrait représenter 27 années sur l’ensemble d’une vie. Ce chiffre interpelle sur la normalisation de ce comportement, qui monopolise notre attention et notre temps, devenant une norme sociale.
Le rôle des entreprises numériques
Najat Vallaud-Belkacem a également pointé du doigt la responsabilité des grandes entreprises technologiques, dont le modèle économique repose sur la captation de l’attention des utilisateurs et la collecte de leurs données personnelles. Ces données sont ensuite utilisées pour créer des publicités ciblées, maximisant les profits au détriment du bien-être des utilisateurs.
Elle a mis en garde contre les conséquences de ces pratiques sur la santé mentale, particulièrement chez les jeunes. Elle a évoqué une augmentation inquiétante des troubles cognitifs, des problèmes d’estime de soi et du mal-être général.
Un impact environnemental préoccupant
En plus des impacts sur la santé, l’auteure a attiré l’attention sur le coût environnemental de l’industrie numérique. Elle a évoqué l’énorme consommation d’électricité, d’eau et de ressources nécessaires pour maintenir les infrastructures numériques, ainsi que les déchets électroniques, souvent exportés vers les pays du Sud. Elle a également pris pour exemple les technologies d’intelligence artificielle, dont les calculs complexes consomment jusqu’à dix fois plus d’énergie qu’une recherche classique.
Reprendre le contrôle
Pour Najat Vallaud-Belkacem, il est essentiel de réguler le secteur numérique afin de protéger les utilisateurs tout en limitant les impacts environnementaux. Elle plaide pour un usage responsable et conscient des outils numériques, insistant sur la nécessité de reprendre le contrôle et de ne pas rejeter complètement ces technologies, mais de les encadrer pour en faire un usage bénéfique et raisonné.
Née en 1977 à Beni Chiker, au Maroc, Najat Vallaud-Belkacem a marqué l’histoire en devenant la première femme ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France. Aujourd’hui, elle continue de porter un regard critique sur les grands enjeux contemporains, dont la place du numérique dans nos vies.
Revenant sur la genèse de son livre, l’auteure, aujourd’hui conseillère maître à la Cour des comptes en France, a expliqué que son travail s’appuie sur une analyse approfondie du phénomène de l’omniprésence des écrans dans nos vies. Selon elle, cette problématique ne se limite pas aux jeunes générations, mais touche également les adultes et les personnes âgées. Elle a notamment souligné que les utilisateurs passent souvent des heures à faire défiler des contenus dont ils ne retiennent presque rien, une habitude qu’elle compare à une forme d’addiction nuisible au libre arbitre.
L’ancienne ministre a mis en lumière une statistique frappante : le temps moyen passé devant les écrans pourrait représenter 27 années sur l’ensemble d’une vie. Ce chiffre interpelle sur la normalisation de ce comportement, qui monopolise notre attention et notre temps, devenant une norme sociale.
Le rôle des entreprises numériques
Najat Vallaud-Belkacem a également pointé du doigt la responsabilité des grandes entreprises technologiques, dont le modèle économique repose sur la captation de l’attention des utilisateurs et la collecte de leurs données personnelles. Ces données sont ensuite utilisées pour créer des publicités ciblées, maximisant les profits au détriment du bien-être des utilisateurs.
Elle a mis en garde contre les conséquences de ces pratiques sur la santé mentale, particulièrement chez les jeunes. Elle a évoqué une augmentation inquiétante des troubles cognitifs, des problèmes d’estime de soi et du mal-être général.
Un impact environnemental préoccupant
En plus des impacts sur la santé, l’auteure a attiré l’attention sur le coût environnemental de l’industrie numérique. Elle a évoqué l’énorme consommation d’électricité, d’eau et de ressources nécessaires pour maintenir les infrastructures numériques, ainsi que les déchets électroniques, souvent exportés vers les pays du Sud. Elle a également pris pour exemple les technologies d’intelligence artificielle, dont les calculs complexes consomment jusqu’à dix fois plus d’énergie qu’une recherche classique.
Reprendre le contrôle
Pour Najat Vallaud-Belkacem, il est essentiel de réguler le secteur numérique afin de protéger les utilisateurs tout en limitant les impacts environnementaux. Elle plaide pour un usage responsable et conscient des outils numériques, insistant sur la nécessité de reprendre le contrôle et de ne pas rejeter complètement ces technologies, mais de les encadrer pour en faire un usage bénéfique et raisonné.
Née en 1977 à Beni Chiker, au Maroc, Najat Vallaud-Belkacem a marqué l’histoire en devenant la première femme ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche en France. Aujourd’hui, elle continue de porter un regard critique sur les grands enjeux contemporains, dont la place du numérique dans nos vies.