Nanoplastiques : des « nanofleurs » ouvrent une piste pour traiter l’eau




Des chercheurs de l’Institut des sciences des matériaux de Madrid, rattaché au CSIC, ont conçu des nanoparticules d’oxyde de fer en forme de fleur capables de capturer des fragments de PET dans l’eau. Présenté par Euronews à partir d’une étude du Chemical Engineering Journal, le procédé cible des nanoplastiques décrits comme mille fois plus petits que les microplastiques étudiés auparavant.

 

La structure à plusieurs noyaux renforce les propriétés magnétiques du matériau. Selon l’article, un gramme de ces « nanofleurs » peut capturer jusqu’à 10 000 milligrammes de nanoplastiques. Une fois piégés, ces déchets sont transformés en matériau fonctionnel susceptible d’extraire de l’eau des métaux lourds ou des colorants organiques. Après cinq cycles, le dispositif conservait 88 % de sa capacité de décontamination, tandis que la quantité de fer relâchée restait inférieure à 0,82 % de la teneur initiale.

 

Cette avancée demeure une piste de recherche et ne démontre pas encore une exploitation à grande échelle. Pour le Maroc, confronté à une forte contrainte hydrique, elle peut néanmoins intéresser les laboratoires et opérateurs qui évaluent des traitements avancés et réutilisables. Avant toute application locale, il faudrait vérifier le coût, la récupération complète des particules, les performances dans des eaux réelles et la compatibilité avec les filières existantes. L’intérêt réside dans la combinaison entre dépollution de l’eau et valorisation circulaire d’un déchet plastique.


Samedi 5 Septembre 2026



Rédigé par La Redaction le Samedi 5 Septembre 2026
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