Noor Atlas : le nouveau pari solaire du Maroc pour l’avenir énergétique


Rédigé par le Mardi 10 Mars 2026

​Le Maroc accélère sa transition énergétique avec un nouveau jalon dans le développement du solaire. Les images diffusées sur les réseaux sociaux, relayées par plusieurs plateformes d’information, montrent l’ampleur d’un projet appelé à renforcer la place du Royaume parmi les acteurs majeurs de l’énergie renouvelable en Afrique et dans le monde.



Transition énergétique : le Maroc accélère avec 305 MW de solaire

Au cœur de cette dynamique se trouve le programme Noor Atlas, dédié au développement de centrales solaires photovoltaïques réparties sur plusieurs régions du pays. Selon les informations présentées dans les documents illustrés, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) ont franchi une nouvelle étape avec la signature de contrats d’achat d’électricité et le lancement des travaux liés à ce programme stratégique.

Le projet prévoit la mise en place de six centrales solaires photovoltaïques, réparties dans différentes provinces du Royaume. Les sites concernés incluent notamment Aïn Bni Mathar (province de Jerada), Boudnib (province d’Errachidia), Bouanane (province de Figuig), Enjil (province de Boulemane), Tata et Outat El Haj, formant ainsi un réseau de production solaire réparti sur plusieurs zones géographiques.

L’ensemble de ces installations devrait atteindre une capacité installée totale d’environ 305 mégawatts, une contribution significative pour renforcer l’approvisionnement du réseau électrique national en énergie propre. Les centrales seront exploitées et maintenues par MASEN selon le modèle EPC (Engineering, Procurement and Construction), largement utilisé dans les grands projets d’infrastructures énergétiques.

Au-delà de la dimension technique, ce programme s’inscrit dans une stratégie plus large. Le Maroc s’est fixé depuis plusieurs années un objectif ambitieux : porter la part des énergies renouvelables à plus de 50 % de la capacité électrique installée à l’horizon 2030. Dans ce cadre, les projets solaires constituent un pilier essentiel, aux côtés de l’éolien et de l’hydroélectricité.

Le financement du programme Noor Atlas repose sur un montage international combinant des prêts concessionnels du groupe de la Banque allemande de développement (KfW) et du Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi qu’un financement commercial mobilisé auprès d’institutions financières africaines. Cette architecture financière illustre la capacité du Maroc à attirer des investissements internationaux pour soutenir ses projets d’infrastructures énergétiques.

Le programme Noor Atlas déploie six nouvelles centrales solaires

Sur le plan économique, l’impact attendu dépasse largement la seule production d’électricité. Les autorités espèrent que la réalisation des centrales contribuera à renforcer le tissu industriel local, favoriser le transfert de compétences technologiques et générer des opportunités d’emploi dans les régions concernées.

Les images aériennes des installations solaires diffusées en ligne témoignent d’ailleurs de la transformation progressive de vastes zones désertiques en plateformes énergétiques modernes. Ces champs photovoltaïques, implantés dans des territoires bénéficiant d’un ensoleillement exceptionnel, incarnent une nouvelle géographie énergétique pour le pays.

Mais l’enjeu dépasse la production d’électricité. Dans un contexte mondial marqué par la volatilité des marchés énergétiques et la pression croissante liée aux changements climatiques, l’investissement dans les énergies renouvelables est devenu un levier stratégique de souveraineté.

Pour le Maroc, la transition énergétique répond à plusieurs impératifs : réduire la dépendance aux importations d’énergies fossiles, améliorer la sécurité énergétique et limiter les émissions de gaz à effet de serre. Les projets solaires comme Noor Atlas contribuent ainsi à consolider une politique énergétique qui se veut à la fois durable et compétitive.

À terme, ces infrastructures devraient également améliorer la qualité du service électrique dans certaines régions et accompagner la croissance économique locale. Elles participent enfin à la positionnement du Maroc comme hub régional de l’énergie verte, capable de développer et d’exporter son expertise dans le domaine des renouvelables.

Dans un monde où la transition énergétique devient un enjeu stratégique majeur, chaque nouveau projet solaire constitue une étape supplémentaire dans la transformation du paysage énergétique marocain.




Un ingénieur passionné par la technique, mordu de mécanique et avide d'une liberté que seuls… En savoir plus sur cet auteur
Mardi 10 Mars 2026
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