Nord Burkina : le terrorisme d’Al-Qaida fait rage


Rédigé par PATRICIA GOMBO BOKI le Vendredi 27 Février 2026

Le Burkina Faso est frappé par une série d’attaques meurtrières menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), organisation terroriste affiliée à Al-Qaida. Ces offensives ont fait plus de 130 morts, touchant militaires et civils, et illustrent la montée en puissance du groupe dans le nord et l’est du pays.



Une série d’attaques coordonnées

Depuis le 14 février, le GSIM a revendiqué dix attaques dans différentes régions, selon des experts en sécurité. Les plus meurtrières ont eu lieu le 15 février ; une attaque contre la caserne militaire de Titao, dans le nord, a tué des dizaines de soldats et une dizaine de civils, dont sept commerçants ghanéens. Le même jour, une cinquantaine d’agents des Eaux et Forêts ont été tués à Tandjari, dans l’est du pays.
 
Selon des analystes, cette vague de violences démontre un haut degré de coordination. Entre le 12 et le 22 février, plus de 130 personnes ont trouvé la mort dans ces affrontements, incluant des combattants du GSIM.

 
Une liberté d’action inquiétante
 
Le Burkina Faso, dirigé par une junte militaire depuis septembre 2022, subit depuis plus de dix ans des offensives de groupes terroristes affiliés à Al-Qaida et à l’État islamique. Le GSIM concentre ses attaques dans le nord et l’est, des régions riches en sites aurifères et en axes stratégiques pour la contrebande.
 
L’attaque de Tandjari, près de Fada N’Gourma, illustre la progression du groupe qui a gagné beaucoup de terrain dans l’est ces dernières années. Malgré les efforts militaires, l’armée burkinabée contrôle actuellement 74 % du territoire, soit environ 600 villages reconquis, mais communique très rarement sur les incidents.
 
Impacts sur la population et la sécurité
 

Les offensives récentes ont des conséquences directes sur les civils et l’économie locale. Les attaques touchent à la fois les populations, les infrastructures publiques et les zones commerciales. La présence du GSIM sur des axes stratégiques et des sites aurifères accroît le risque d’instabilité et d’extension de la violence vers d’autres régions, mettant en danger la sécurité de milliers de personnes et compliquant les opérations militaires de reconquête.





Vendredi 27 Février 2026
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