Oman-Iran : la menace américaine qui secoue le Golfe


Rédigé par le Lundi 17 Aout 2026

Donald Trump aurait menacé de bombarder Oman si le sultanat entravait un accord sur le détroit d’Ormuz. Oman et l’Iran mènent depuis plusieurs semaines des discussions sans les États-Unis autour de ce passage maritime stratégique. À ce stade, la portée exacte de la menace américaine et son éventuelle traduction militaire restent à confirmer officiellement.



Une phrase qui fait trembler le Golfe

Donald Trump a de nouveau placé le détroit d’Ormuz au centre de la tension mondiale. Selon une publication du journaliste de Fox News Trey Yingst sur X, le président américain aurait déclaré, à propos d’Oman : « Si Oman se met en travers de notre chemin, on va leur bombarder la gueule ». Ces propos auraient été tenus en réponse à une question sur les discussions menées depuis plusieurs semaines entre Oman et l’Iran autour du détroit d’Ormuz, sans participation directe des États-Unis.

Le fait rapporté repose sur la publication d’un journaliste américain et a été repris par des médias internationaux, dont le Financial Times dans les résultats disponibles. En revanche, aucune annonce officielle détaillée du Pentagone ou de la Maison Blanche ne confirme, à ce stade, une décision militaire contre Oman. Il s’agit donc d’une menace politique rapportée, non d’une opération engagée.

Le choix d’Oman comme cible verbale est particulièrement sensible. Le sultanat joue depuis longtemps un rôle de médiateur discret dans les crises régionales, notamment entre l’Iran, les États-Unis et les monarchies du Golfe. Muscat entretient des canaux de dialogue avec Téhéran tout en conservant des relations avec Washington. Cette position d’équilibre explique son importance, mais aussi sa vulnérabilité dans une période où les rapports de force se durcissent.

Pour les jeunes Marocains, Ormuz peut sembler loin. Pourtant, ses effets peuvent arriver très vite à la pompe, dans le coût du transport, dans les prix des produits importés et dans l’équilibre du budget national. Le Maroc, importateur net d’énergie, reste exposé aux tensions sur les marchés pétroliers, même lorsqu’elles naissent à des milliers de kilomètres de Tanger, Casablanca ou Agadir.

Cette menace pose aussi une question diplomatique plus large. Si Washington contourne ou brutalise les médiateurs régionaux, les chances de désescalade diminuent. Or, dans le Golfe, la diplomatie n’est pas un luxe : elle est parfois le dernier barrage avant l’embrasement.

Quand un président américain menace Oman à propos d’Ormuz, ce n’est pas seulement le Golfe qui retient son souffle. Au Maroc aussi, chaque choc énergétique rappelle que la souveraineté de demain passera par moins de dépendance, plus de diplomatie et une transition énergétique plus rapide.




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Lundi 17 Aout 2026
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