Par Mohammed Yassir Mouline
La scène s’ouvre à Washington, sous la houlette de Donald Trump… un Conseil de paix pour sécuriser et reconstruire Gaza voit le jour... Et surprise qui n’en est une que pour ceux qui lisent leurs propres communiqués… les parties palestiniennes puis la communauté internationale choisissent Le Maroc comme principal pays arabe pour contribuer directement sur le terrain... Oui, directement… Avec des bottes, des ambulances et des budgets... Pas seulement avec des adjectifs...
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, annonce un engagement « total »… contribution financière inédite, déploiement de forces de sécurité et de police, hôpital militaire de campagne à Gaza, formation de la police palestinienne, et programme de lutte contre l’extrémisme et la haine… C’est la diplomatie des réalisations... Celle qui s’évalue en lits installés, en unités déployées, en formations dispensées… La diplomatie qui laisse des traces… autres que des hashtags…
Dans la liste des États prêts à envoyer des forces directement… Maroc, Indonésie, Kazakhstan, Kosovo, Albanie... Pendant que certaines capitales arabes optent pour la « formation à distance » - pédagogie par visioconférence - Le Maroc, lui, choisit la proximité, le terrain, le concret… Entre le PowerPoint et la patrouille, il faut choisir… !!
Et c’est là que la comédie diplomatique prend des airs de vaudeville géopolitique… Car du côté d’Alger, la question n’est pas tant « comment stabiliser Gaza ? » que « comment accepter que le Maroc stabilise Gaza ? »… Nuance de taille... On ne conteste pas le Conseil de paix en soi « il serait, en cas d’invitation, accueilli avec un enthousiasme historique » mais on conteste sa composition… lorsqu’elle inclut le voisin honni... Autrement dit : oui au Conseil, non au Maroc dans le Conseil... Une diplomatie à géométrie variable, calibrée non sur les enjeux, mais sur l’identité des acteurs… !!
Imaginons un instant l’hypothèse taboue… si Washington adressait une invitation officielle à Alger pour rejoindre ce même Conseil de paix, l’Algérie refuserait-elle ? Bien sûr que non… Elle accepterait au nom de la solidarité arabe, de la stabilité régionale et de son « rôle historique »… Mais que Rabat soit choisi en premier, et soudain l’instance devient suspecte, manipulée, voire illégitime... La cohérence, elle, reste en salle d’attente… !!
La contradiction devient alors un sport national… on approuve dans les enceintes internationales des résolutions encadrant sécurité et reconstruction à Gaza, puis on fulmine contre ceux qui mettent ces résolutions en œuvre... Oui au texte, non à son application… surtout si elle est marocaine… C’est la doctrine du permis de construire… on signe l’autorisation le matin, on manifeste contre le chantier l’après-midi, et on accuse l’architecte d’avoir pris la signature au sérieux… !!
Pendant ce temps, les signaux des grandes capitales sont moins lyriques et plus pragmatiques... Les canaux diplomatiques se réorganisent, les partenariats se redessinent, et les acteurs capables de garantir stabilité, sécurité et reconstruction deviennent des interlocuteurs incontournables... Dans cette recomposition, Rabat coche des cases… relations équilibrées, crédibilité sécuritaire, constance dans le soutien à la cause palestinienne, et capacité opérationnelle sans posture idéologique paralysante…
La satire atteint son apogée lorsque certains porte-voix dénoncent ce qu’ils ont, hier encore, applaudi… Hier, on levait la main pour approuver des mécanismes internationaux impliquant une nouvelle architecture sécuritaire à Gaza… aujourd’hui, on dénonce le Maroc qui construit des hôpitaux et forme des policiers palestiniens… On signe l’acte administratif, puis on insulte le maçon... Nouvelle école diplomatique… l’anti-exécutionnisme… !!
Au fond, ce qui dérange n’est pas Gaza, mais l’image… Celle d’un Maroc devenu puissance de stabilisation, capable d’intervenir au Levant sans renoncer à ses constantes diplomatiques, et d’articuler humanitaire, sécurité et reconstruction dans une même doctrine… Une image qui transforme un rival régional en acteur global crédible… Et cela, pour certaines narrations figées, vaut tous les éditoriaux indignés du monde… !!
Car pendant que Rabat installe un hôpital de campagne, déploie des forces de police et forme des cadres sécuritaires palestiniens, Alger installe des plateaux télé, déploie des communiqués et forme des indignations sélectives… L’un soigne, l’autre commente… l’un sécurise, l’autre théorise… l’un agit, l’autre réagit… !!
La morale de cette séquence est implacable… dans les relations internationales, la légitimité ne se proclame pas, elle se construit… parfois, brique par brique, hôpital par hôpital, mission par mission... Et ceux qui refusent de poser les briques finissent par regarder les murs se dresser… depuis le trottoir d’en face… !! Paix et reconstruction… Le Maroc moteur, Alger spectatrice contrariée... Une formule qui résume, mieux que tous les communiqués, le déplacement discret mais décisif du centre de gravité diplomatique régional… Wa Salam Aleykoum wa Rahmatou Allah.
Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, Nasser Bourita, annonce un engagement « total »… contribution financière inédite, déploiement de forces de sécurité et de police, hôpital militaire de campagne à Gaza, formation de la police palestinienne, et programme de lutte contre l’extrémisme et la haine… C’est la diplomatie des réalisations... Celle qui s’évalue en lits installés, en unités déployées, en formations dispensées… La diplomatie qui laisse des traces… autres que des hashtags…
Dans la liste des États prêts à envoyer des forces directement… Maroc, Indonésie, Kazakhstan, Kosovo, Albanie... Pendant que certaines capitales arabes optent pour la « formation à distance » - pédagogie par visioconférence - Le Maroc, lui, choisit la proximité, le terrain, le concret… Entre le PowerPoint et la patrouille, il faut choisir… !!
Et c’est là que la comédie diplomatique prend des airs de vaudeville géopolitique… Car du côté d’Alger, la question n’est pas tant « comment stabiliser Gaza ? » que « comment accepter que le Maroc stabilise Gaza ? »… Nuance de taille... On ne conteste pas le Conseil de paix en soi « il serait, en cas d’invitation, accueilli avec un enthousiasme historique » mais on conteste sa composition… lorsqu’elle inclut le voisin honni... Autrement dit : oui au Conseil, non au Maroc dans le Conseil... Une diplomatie à géométrie variable, calibrée non sur les enjeux, mais sur l’identité des acteurs… !!
Imaginons un instant l’hypothèse taboue… si Washington adressait une invitation officielle à Alger pour rejoindre ce même Conseil de paix, l’Algérie refuserait-elle ? Bien sûr que non… Elle accepterait au nom de la solidarité arabe, de la stabilité régionale et de son « rôle historique »… Mais que Rabat soit choisi en premier, et soudain l’instance devient suspecte, manipulée, voire illégitime... La cohérence, elle, reste en salle d’attente… !!
La contradiction devient alors un sport national… on approuve dans les enceintes internationales des résolutions encadrant sécurité et reconstruction à Gaza, puis on fulmine contre ceux qui mettent ces résolutions en œuvre... Oui au texte, non à son application… surtout si elle est marocaine… C’est la doctrine du permis de construire… on signe l’autorisation le matin, on manifeste contre le chantier l’après-midi, et on accuse l’architecte d’avoir pris la signature au sérieux… !!
Pendant ce temps, les signaux des grandes capitales sont moins lyriques et plus pragmatiques... Les canaux diplomatiques se réorganisent, les partenariats se redessinent, et les acteurs capables de garantir stabilité, sécurité et reconstruction deviennent des interlocuteurs incontournables... Dans cette recomposition, Rabat coche des cases… relations équilibrées, crédibilité sécuritaire, constance dans le soutien à la cause palestinienne, et capacité opérationnelle sans posture idéologique paralysante…
La satire atteint son apogée lorsque certains porte-voix dénoncent ce qu’ils ont, hier encore, applaudi… Hier, on levait la main pour approuver des mécanismes internationaux impliquant une nouvelle architecture sécuritaire à Gaza… aujourd’hui, on dénonce le Maroc qui construit des hôpitaux et forme des policiers palestiniens… On signe l’acte administratif, puis on insulte le maçon... Nouvelle école diplomatique… l’anti-exécutionnisme… !!
Au fond, ce qui dérange n’est pas Gaza, mais l’image… Celle d’un Maroc devenu puissance de stabilisation, capable d’intervenir au Levant sans renoncer à ses constantes diplomatiques, et d’articuler humanitaire, sécurité et reconstruction dans une même doctrine… Une image qui transforme un rival régional en acteur global crédible… Et cela, pour certaines narrations figées, vaut tous les éditoriaux indignés du monde… !!
Car pendant que Rabat installe un hôpital de campagne, déploie des forces de police et forme des cadres sécuritaires palestiniens, Alger installe des plateaux télé, déploie des communiqués et forme des indignations sélectives… L’un soigne, l’autre commente… l’un sécurise, l’autre théorise… l’un agit, l’autre réagit… !!
La morale de cette séquence est implacable… dans les relations internationales, la légitimité ne se proclame pas, elle se construit… parfois, brique par brique, hôpital par hôpital, mission par mission... Et ceux qui refusent de poser les briques finissent par regarder les murs se dresser… depuis le trottoir d’en face… !! Paix et reconstruction… Le Maroc moteur, Alger spectatrice contrariée... Une formule qui résume, mieux que tous les communiqués, le déplacement discret mais décisif du centre de gravité diplomatique régional… Wa Salam Aleykoum wa Rahmatou Allah.