Marsa Maroc annonce un programme d'investissement de trois milliards de dirhams destiné aux terminaux à conteneurs du port de Casablanca. L'objectif affiché est clair : moderniser les infrastructures, étendre les quais, renforcer les équipements et améliorer les capacités de stockage à l'horizon 2030.
Le chiffre impressionne. Mais il faut le lire précisément. Il ne s'agit pas simplement de « doubler » le Terminal à conteneurs 3. Pour ce terminal, la capacité annuelle doit passer d'environ 600.000 à 900.000 EVP, l'unité de référence pour les conteneurs. L'ambition plus large est de porter les capacités globales des terminaux à conteneurs de Casablanca au-delà de deux millions d'EVP.
Cette opération accompagne la prolongation de vingt ans de la concession du TC3, exploitée par une filiale de Marsa Maroc. Elle arrive dans un contexte où Tanger Med demeure le grand phare logistique du Royaume, tandis que Nador West Med et, demain, Dakhla Atlantique, redessinent l'ambition portuaire marocaine.
Casablanca joue cependant un rôle différent. Le port reste profondément lié au tissu industriel, commercial et urbain du pays. Sa modernisation pose donc aussi une question concrète : les gains de capacité se traduiront-ils par une baisse des délais, des coûts logistiques et des congestions qui pénalisent encore les entreprises ? C'est sur ce terrain-là que l'investissement sera réellement jugé.
Le chiffre impressionne. Mais il faut le lire précisément. Il ne s'agit pas simplement de « doubler » le Terminal à conteneurs 3. Pour ce terminal, la capacité annuelle doit passer d'environ 600.000 à 900.000 EVP, l'unité de référence pour les conteneurs. L'ambition plus large est de porter les capacités globales des terminaux à conteneurs de Casablanca au-delà de deux millions d'EVP.
Cette opération accompagne la prolongation de vingt ans de la concession du TC3, exploitée par une filiale de Marsa Maroc. Elle arrive dans un contexte où Tanger Med demeure le grand phare logistique du Royaume, tandis que Nador West Med et, demain, Dakhla Atlantique, redessinent l'ambition portuaire marocaine.
Casablanca joue cependant un rôle différent. Le port reste profondément lié au tissu industriel, commercial et urbain du pays. Sa modernisation pose donc aussi une question concrète : les gains de capacité se traduiront-ils par une baisse des délais, des coûts logistiques et des congestions qui pénalisent encore les entreprises ? C'est sur ce terrain-là que l'investissement sera réellement jugé.