L'intelligence artificielle transforme déjà nos entreprises, nos administrations, nos hôpitaux, nos universités et nos territoires.
Pourtant, nous continuons souvent à l'enseigner selon un modèle académique traditionnel : cours magistraux, travaux dirigés, projets et stage en fin de cursus. Cette organisation ne correspond plus à la réalité des métiers. Nous devons nous inspirer d'une pédagogie qui a fait ses preuves : l'immersion progressive dans le monde professionnel.
Les études de médecine illustrent parfaitement cette logique. Les étudiants y apprennent très tôt au contact des praticiens. Ce n'est pas la médecine qu'il faut reproduire, mais sa pédagogie.
Dès la première année de l'enseignement supérieur, les étudiants pourraient partager leur temps entre l'université et des organisations partenaires : entreprises, administrations, collectivités, établissements de santé, exploitations agricoles, banques, associations ou institutions culturelles.
Observer, comprendre, participer puis conduire progressivement des projets deviendrait le fil conducteur de leur apprentissage. Cette évolution suppose également de créer de véritables filières hybrides :
IA et économie, IA et mathématiques, IA et droit, IA et médecine, IA et agriculture, IA et management, IA et sciences sociales, IA et patrimoine.
L'objectif n'est pas de former uniquement des spécialistes de l'IA, mais des professionnels de chaque discipline capables d'intégrer intelligemment ces technologies.
Les études de médecine illustrent parfaitement cette logique. Les étudiants y apprennent très tôt au contact des praticiens. Ce n'est pas la médecine qu'il faut reproduire, mais sa pédagogie.
Dès la première année de l'enseignement supérieur, les étudiants pourraient partager leur temps entre l'université et des organisations partenaires : entreprises, administrations, collectivités, établissements de santé, exploitations agricoles, banques, associations ou institutions culturelles.
Observer, comprendre, participer puis conduire progressivement des projets deviendrait le fil conducteur de leur apprentissage. Cette évolution suppose également de créer de véritables filières hybrides :
IA et économie, IA et mathématiques, IA et droit, IA et médecine, IA et agriculture, IA et management, IA et sciences sociales, IA et patrimoine.
L'objectif n'est pas de former uniquement des spécialistes de l'IA, mais des professionnels de chaque discipline capables d'intégrer intelligemment ces technologies.
Cette culture pourrait être préparée dès le lycée par des parcours de découverte associant l'IA aux différentes disciplines, afin d'éveiller les vocations et de développer l'esprit critique.
Une telle réforme exige enfin un nouvel acteur : le Maâlam numérique. Inspiré du compagnonnage marocain, il serait un professionnel expérimenté chargé d'accompagner les étudiants sur le terrain, de transmettre les bonnes pratiques, de corriger, de guider et de faire grandir progressivement les futurs praticiens de l'IA.
La formation en intelligence artificielle reposerait alors sur trois piliers complémentaires : les connaissances académiques, l'immersion professionnelle et le compagnonnage.
C'est cette articulation qui permettra de former des femmes et des hommes capables d'accompagner durablement les transformations de notre société.
La formation en intelligence artificielle reposerait alors sur trois piliers complémentaires : les connaissances académiques, l'immersion professionnelle et le compagnonnage.
C'est cette articulation qui permettra de former des femmes et des hommes capables d'accompagner durablement les transformations de notre société.