À l'approche des élections législatives de 2026, un chiffre alarmant secoue la classe politique marocaine : près de 12 millions de citoyens en âge de voter ne sont pas inscrits sur les listes électorales.
Un enjeu majeur de légitimité pour le prochain scrutin
Le compte à rebours est lancé pour les élections législatives de 2026, mais l'effervescence politique peine à masquer une réalité démocratique préoccupante. Alors que les états-majors des différents partis affûtent leurs stratégies et multiplient les rassemblements, un chiffre vertigineux vient jeter un froid sur les préparatifs : près de 12 millions de Marocains, pourtant en âge de glisser un bulletin dans l'urne, demeurent en marge du processus électoral. Ce vivier électoral fantôme, qui représente une part substantielle de la population adulte du Royaume, n'est inscrit sur aucune liste, soulevant de profondes interrogations sur la vitalité de l'engagement citoyen et la capacité des formations politiques à mobiliser au-delà de leurs bases militantes traditionnelles.
Le constat est amer : malgré les campagnes de sensibilisation récurrentes menées par le ministère de l'Intérieur, une frange importante de la population, notamment les jeunes et les habitants des zones périurbaines, semble avoir rompu les ponts avec la chose politique. Le manque de confiance envers les élus, la perception d'une offre politique peu renouvelée et les difficultés socio-économiques persistantes sont autant de facteurs qui alimentent ce désintérêt profond pour la vie publique.
Pour les partis politiques, l'enjeu des prochains mois ne se limitera pas seulement à convaincre les électeurs déjà inscrits, mais bien à ramener ces millions de "sans-voix" vers les bureaux de vote. Le défi est colossal et nécessite une remise en question des méthodes de communication traditionnelles. Il s'agit de proposer des programmes concrets, en phase avec les préoccupations quotidiennes des citoyens, telles que l'emploi, le pouvoir d'achat et la qualité des services publics. Si la tendance à la désertion des urnes venait à se confirmer ou à s'aggraver en 2026, c'est l'ensemble de l'édifice démocratique marocain qui s'en trouverait fragilisé, laissant la place à une représentation nationale élue par une minorité de la population. L'heure est donc à la mobilisation générale pour réconcilier les Marocains avec la politique.
Le constat est amer : malgré les campagnes de sensibilisation récurrentes menées par le ministère de l'Intérieur, une frange importante de la population, notamment les jeunes et les habitants des zones périurbaines, semble avoir rompu les ponts avec la chose politique. Le manque de confiance envers les élus, la perception d'une offre politique peu renouvelée et les difficultés socio-économiques persistantes sont autant de facteurs qui alimentent ce désintérêt profond pour la vie publique.
Pour les partis politiques, l'enjeu des prochains mois ne se limitera pas seulement à convaincre les électeurs déjà inscrits, mais bien à ramener ces millions de "sans-voix" vers les bureaux de vote. Le défi est colossal et nécessite une remise en question des méthodes de communication traditionnelles. Il s'agit de proposer des programmes concrets, en phase avec les préoccupations quotidiennes des citoyens, telles que l'emploi, le pouvoir d'achat et la qualité des services publics. Si la tendance à la désertion des urnes venait à se confirmer ou à s'aggraver en 2026, c'est l'ensemble de l'édifice démocratique marocain qui s'en trouverait fragilisé, laissant la place à une représentation nationale élue par une minorité de la population. L'heure est donc à la mobilisation générale pour réconcilier les Marocains avec la politique.