Le Maroc a financé plus de 300 projets de réduction des risques entre 2016 et 2025, pour un montant supérieur à 408 millions de dollars, selon des résultats de la Banque mondiale rapportés par Barlamane. Les interventions ont porté notamment sur la protection contre les inondations, les systèmes d’alerte précoce, la cartographie des dangers et l’adaptation de la planification urbaine.
À mars 2025, les ouvrages structurels achevés protégeaient près de 700 000 personnes, dont environ la moitié étaient des femmes, toujours selon la même source. Les programmes de prévention auraient bénéficié plus largement à plus de 36 millions de personnes. Ces données décrivent un déplacement progressif de l’action publique, de la réaction après sinistre vers l’anticipation des pertes.
Cette politique concerne directement les territoires marocains exposés aux séismes, aux crues soudaines et aux inondations. La question centrale est désormais l’efficacité locale des équipements et des alertes : couverture des zones vulnérables, entretien des ouvrages, compréhension des consignes et capacité des collectivités à les intégrer à l’urbanisme. Les chiffres nationaux donnent une mesure de l’effort engagé, sans remplacer l’évaluation de chaque projet sur le terrain.