Garanties fondamentales respectées
Le rapport de l’OMDH souligne que la juridiction a préservé son indépendance et son impartialité, assurant un traitement équilibré entre la défense et le ministère public. La présomption d’innocence a été observée, permettant aux accusés de répondre librement et de disposer d’un délai suffisant pour présenter leur version des faits pendant l’enquête.
La défense a bénéficié de tout le temps nécessaire pour exposer ses arguments, exercer son droit de réplique et réagir aux demandes du tribunal, sans interruption. Les reports enregistrés dans l’affaire ont été accordés afin de garantir l’assistance d’avocats et le temps suffisant pour préparer les plaidoiries.
Audiences publiques et respect des conditions
Les audiences ont été ouvertes au public, avec un accès fluide depuis l’entrée principale du tribunal jusqu’à la salle de jugement. Le tribunal a également fait preuve de réactivité face aux requêtes des parties : les accusés ont été autorisés à s’asseoir pendant l’audience du 19 février 2026, coïncidant avec le premier jour du Ramadan.
Lors de l’audience du 5 février 2026, un prévenu ayant présenté des signes de malaise a été pris en charge immédiatement par la médecin de la clinique du tribunal avant son transfert à l’infirmerie, illustrant la vigilance du tribunal pour la santé et la sécurité des accusés.
Déclarations et comportement des accusés
Les accusés, arrivés en détention et sous escorte sécuritaire, ont vu leurs menottes retirées avant l’ouverture de l’audience. La majorité a nié les accusations, certains expliquant avoir été poussés par la foule ou cherché à regagner leurs places, tandis que d’autres ont présenté leurs excuses pour les incidents. Plusieurs ont également salué les bonnes relations entre le Sénégal et le Maroc.