Le sport agit ici comme un révélateur impitoyable.
Il met à nu une culture de la transgression permanente, où la vulgarité devient un étendard, où la violence est banalisée, où la perte de contrôle est non seulement tolérée mais revendiquée.
Ce n’est plus de la ferveur : c’est de la sauvagerie. Ce n’est plus de l’excès : c’est de la barbarie sociale.
Le contraste avec le Maroc est saisissant. À travers l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations et de la Coupe du monde, le Royaume projette un soft power clair et cohérent : hospitalité, courtoisie, sens de l’accueil, respect du visiteur, maîtrise collective et dignité.
Le Maroc montre qu’un pays sûr de lui n’a pas besoin de hurler, d’insulter ou de casser pour exister. Il se distingue par la tenue, pas par la brutalité.
Ce n’est plus de la ferveur : c’est de la sauvagerie. Ce n’est plus de l’excès : c’est de la barbarie sociale.
Le contraste avec le Maroc est saisissant. À travers l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations et de la Coupe du monde, le Royaume projette un soft power clair et cohérent : hospitalité, courtoisie, sens de l’accueil, respect du visiteur, maîtrise collective et dignité.
Le Maroc montre qu’un pays sûr de lui n’a pas besoin de hurler, d’insulter ou de casser pour exister. Il se distingue par la tenue, pas par la brutalité.
Face à cette image, que propose l’Algérie au monde ?
Une société enfermée dans une culture de l’excuse et de la victimisation, incapable d’accepter la défaite, recyclant sans cesse une rhétorique mémorielle épuisée, brandissant les slogans des chouhada comme alibi permanent à toutes les dérives contemporaines.
Cette obsession du passé sert moins à honorer l’histoire qu’à masquer l’incapacité à construire le présent.
Pire encore, toute critique déclenche un réflexe pavlovien : le déni, l’invective, puis la posture victimaire.
On insulte, on agresse, on transgresse , puis on se dit persécuté. Ce mécanisme toxique produit une société crispée, violente, incapable de se remettre en question, et donc condamnée à répéter indéfiniment les mêmes comportements.
Un pays ne se juge pas à ses slogans, mais à la manière dont ses citoyens se comportent lorsqu’ils perdent, lorsqu’ils sont frustrés, lorsqu’ils sont exposés au regard du monde.
Ce qui s’est passé à Marrakech n’est pas un incident isolé : c’est le symptôme d’une faillite profonde des valeurs de retenue, d’éducation et de responsabilité.
À ce stade, il ne s’agit plus d’un problème sportif, mais d’un problème civilisationnel. Et tant que ce mal ne sera pas nommé, reconnu et traité, il continuera de se manifester dans les stades, dans la rue et sur la scène internationale.
Par O. Hasnaoui
Cette obsession du passé sert moins à honorer l’histoire qu’à masquer l’incapacité à construire le présent.
Pire encore, toute critique déclenche un réflexe pavlovien : le déni, l’invective, puis la posture victimaire.
On insulte, on agresse, on transgresse , puis on se dit persécuté. Ce mécanisme toxique produit une société crispée, violente, incapable de se remettre en question, et donc condamnée à répéter indéfiniment les mêmes comportements.
Un pays ne se juge pas à ses slogans, mais à la manière dont ses citoyens se comportent lorsqu’ils perdent, lorsqu’ils sont frustrés, lorsqu’ils sont exposés au regard du monde.
Ce qui s’est passé à Marrakech n’est pas un incident isolé : c’est le symptôme d’une faillite profonde des valeurs de retenue, d’éducation et de responsabilité.
À ce stade, il ne s’agit plus d’un problème sportif, mais d’un problème civilisationnel. Et tant que ce mal ne sera pas nommé, reconnu et traité, il continuera de se manifester dans les stades, dans la rue et sur la scène internationale.
Par O. Hasnaoui