Le premier avantage est fiscal.
Contrairement au reste de l'Espagne, la TVA ne s'applique pas à Sebta et Melilia. Elle est remplacée par un impôt local, l'IPSI, dont les taux sont beaucoup plus faibles, généralement compris entre 0,5 % et 10 %.
Cette fiscalité allégée réduit fortement le coût de nombreuses importations et activités commerciales.
Les entreprises bénéficient également ici d'un régime exceptionnel. Les sociétés exerçant effectivement leur activité dans les deux présides peuvent obtenir une réduction de 50 % de l'impôt sur les bénéfices réalisés localement.
D'autres avantages existent sur les droits de succession à coté de certains impôts sur le patrimoine et plusieurs taxes locales dont ne bénéficie aucun espagnol ailleurs.
Les résidents peuvent bénéficier d'une réduction de 50 % sur une partie de leur impôt sur le revenu, mesure destinée à compenser l'éloignement géographique, à fixer et à attirer des habitants. Plusieurs dispositifs réduisent également certaines taxes patrimoniales et successorales.
C'est bien évidemment afin d'encourager les investissements dans ces territoires et partant un semblant de vie économique.
Cette fiscalité allégée réduit fortement le coût de nombreuses importations et activités commerciales.
Les entreprises bénéficient également ici d'un régime exceptionnel. Les sociétés exerçant effectivement leur activité dans les deux présides peuvent obtenir une réduction de 50 % de l'impôt sur les bénéfices réalisés localement.
D'autres avantages existent sur les droits de succession à coté de certains impôts sur le patrimoine et plusieurs taxes locales dont ne bénéficie aucun espagnol ailleurs.
Les résidents peuvent bénéficier d'une réduction de 50 % sur une partie de leur impôt sur le revenu, mesure destinée à compenser l'éloignement géographique, à fixer et à attirer des habitants. Plusieurs dispositifs réduisent également certaines taxes patrimoniales et successorales.
C'est bien évidemment afin d'encourager les investissements dans ces territoires et partant un semblant de vie économique.
À ces avantages fiscaux s'ajoute un coût salarial important.
Les fonctionnaires de l’État : policiers, gardes civils, militaires, magistrats, enseignants, personnels de santé et autres agents publics, perçoivent des indemnités spécifiques liées à l'insularité administrative, à la situation géographique et aux contraintes de service.
Dans plusieurs administrations, ces compléments représentent plusieurs centaines d'euros par mois, voire davantage selon les corps et les grades.
Le volet militaire constitue probablement la dépense la plus lourde. Sebta et Melilia accueillent des garnisons permanentes de l'armée de terre, des unités de la Légion, des Regulares, de la Guardia Civil, ainsi que des moyens navals et de surveillance.
À cela s'ajoutent les coûts d'entretien des infrastructures militaires, des systèmes de surveillance électronique, des clôtures frontalières, des patrouilles maritimes et des dispositifs de contrôle migratoire.
L'Espagne finance également des infrastructures dont la rentabilité économique est souvent limitée par la faible taille des deux territoires : ports, hôpitaux, établissements scolaires, tribunaux, réseaux routiers, logements administratifs et équipements publics.
Le maintien de ces services coûte proportionnellement beaucoup plus cher que dans toute autre ville équivalente située sur la péninsule.
Au total, il est difficile d'établir un coût global précis, car Madrid ne publie pas un compte consolidé spécifique à Sebta et Melilia.
Toutefois, si l'on additionne les dépenses militaires, les rémunérations majorées des fonctionnaires, les investissements publics et le manque à gagner fiscal lié aux nombreuses exonérations, plusieurs économistes estiment que le coût annuel se chiffre en centaines de millions d'euros, certains évoquant même un montant pouvant dépasser le milliard d'euros lorsque l'ensemble des dépenses de l'État est intégré.
Dans plusieurs administrations, ces compléments représentent plusieurs centaines d'euros par mois, voire davantage selon les corps et les grades.
Le volet militaire constitue probablement la dépense la plus lourde. Sebta et Melilia accueillent des garnisons permanentes de l'armée de terre, des unités de la Légion, des Regulares, de la Guardia Civil, ainsi que des moyens navals et de surveillance.
À cela s'ajoutent les coûts d'entretien des infrastructures militaires, des systèmes de surveillance électronique, des clôtures frontalières, des patrouilles maritimes et des dispositifs de contrôle migratoire.
L'Espagne finance également des infrastructures dont la rentabilité économique est souvent limitée par la faible taille des deux territoires : ports, hôpitaux, établissements scolaires, tribunaux, réseaux routiers, logements administratifs et équipements publics.
Le maintien de ces services coûte proportionnellement beaucoup plus cher que dans toute autre ville équivalente située sur la péninsule.
Au total, il est difficile d'établir un coût global précis, car Madrid ne publie pas un compte consolidé spécifique à Sebta et Melilia.
Toutefois, si l'on additionne les dépenses militaires, les rémunérations majorées des fonctionnaires, les investissements publics et le manque à gagner fiscal lié aux nombreuses exonérations, plusieurs économistes estiment que le coût annuel se chiffre en centaines de millions d'euros, certains évoquant même un montant pouvant dépasser le milliard d'euros lorsque l'ensemble des dépenses de l'État est intégré.
Cette réalité conduit à une interrogation de fond : l'Espagne conserve-t-elle Sebta et Melilia pour leur intérêt économique, ou essentiellement pour des raisons géopolitiques, historiques et symboliques ?
Les deux présides représentent aujourd'hui moins un atout financier qu'un poste budgétaire permanent, dont la justification relève davantage de la stratégie de souveraineté que de la rentabilité économique.
Un approfondissement intéressant consisterait à comparer ce coût annuel avec celui de services publics en Espagne (construction d'hôpitaux, d'écoles ou financement des retraites), afin de mesurer ce que représentent réellement Sebta et Melilia dans les finances espagnoles.
Au-delà de ce que cela coute pour l'Espagne et indirectement à l'Union Européenne, le maintien des deux présides coute aussi beaucoup au Maroc. Il y a là une bordure car ce n'est pas une frontière, constamment en tension.
Il coute très cher au Maroc d'empêcher les migrants de tout bord d'accéder à ces deux territoires, comme il lui coute très cher de constamment être sous tension migratoire.
Les deux présides constituent un appel d'être à la migration clandestine. Il n'y a qu'à voir les nationalités et les provenances des migrants à l'affut aux abords pour jauger l'effort considérable consenti par le Maroc.
Un approfondissement intéressant consisterait à comparer ce coût annuel avec celui de services publics en Espagne (construction d'hôpitaux, d'écoles ou financement des retraites), afin de mesurer ce que représentent réellement Sebta et Melilia dans les finances espagnoles.
Au-delà de ce que cela coute pour l'Espagne et indirectement à l'Union Européenne, le maintien des deux présides coute aussi beaucoup au Maroc. Il y a là une bordure car ce n'est pas une frontière, constamment en tension.
Il coute très cher au Maroc d'empêcher les migrants de tout bord d'accéder à ces deux territoires, comme il lui coute très cher de constamment être sous tension migratoire.
Les deux présides constituent un appel d'être à la migration clandestine. Il n'y a qu'à voir les nationalités et les provenances des migrants à l'affut aux abords pour jauger l'effort considérable consenti par le Maroc.
Le Maroc souffre également en permanence d'écorchures de son image.
A chaque incidents, la responsabilité est automatiquement jetée sur le Royaume.
La puissance des médias espagnoles, conjuguée à la propagande idéologique, soutenue par la solidarité européenne ne ménage point le Maroc, alors qu'il est certainement plus victime que l'Espagne ou même l'Europe.
C'est sur son sol que la tension est la plus dure à supporter et gérer. Il n'y a qu'à voir le nombre de subsahariens dans les rues des villes proches et ailleurs pour en juger.
Les deux présides et iles aux alentours reviennent cher au plan financier pour l'Espagne et pas que. Elle coute aussi énormément au Royaume du Maroc et à l'Union Européenne.
Alors pourquoi ne pas en venir à une solution radicale : celle de restituer les présides à la souveraineté marocaine et d'en finir à jamais avec cet héritage colonial d'un autre temps.
La coopération entre les deux rives de la méditerranée n'en sortira que plus renforcée, le dialogue et les rapports humains, économiques, sécuritaires et civilisationnels plus solides et durables.
L’Europe et les espagnols doivent savoir que La démographie dans les deux enclaves est particulière. La majorité des habitants sont des binationaux, exerçant des deux côtés, vivant des deux côtés… Les deux présides dépendent énormément du Maroc pour leur survie.
Par Aziz Daouda/Bluwr.com
La puissance des médias espagnoles, conjuguée à la propagande idéologique, soutenue par la solidarité européenne ne ménage point le Maroc, alors qu'il est certainement plus victime que l'Espagne ou même l'Europe.
C'est sur son sol que la tension est la plus dure à supporter et gérer. Il n'y a qu'à voir le nombre de subsahariens dans les rues des villes proches et ailleurs pour en juger.
Les deux présides et iles aux alentours reviennent cher au plan financier pour l'Espagne et pas que. Elle coute aussi énormément au Royaume du Maroc et à l'Union Européenne.
Alors pourquoi ne pas en venir à une solution radicale : celle de restituer les présides à la souveraineté marocaine et d'en finir à jamais avec cet héritage colonial d'un autre temps.
La coopération entre les deux rives de la méditerranée n'en sortira que plus renforcée, le dialogue et les rapports humains, économiques, sécuritaires et civilisationnels plus solides et durables.
L’Europe et les espagnols doivent savoir que La démographie dans les deux enclaves est particulière. La majorité des habitants sont des binationaux, exerçant des deux côtés, vivant des deux côtés… Les deux présides dépendent énormément du Maroc pour leur survie.
Par Aziz Daouda/Bluwr.com