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Le Maroc est désormais membre fondateur du Conseil de la paix initié par le président américain Donald Trump. L’engagement a été pris par SM le Roi Mohammed VI, suite à une invitation dans ce sens qui lui a été adressé par le président américain, et ce, pour une meilleure gouvernance des affaires internationales.
Le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita en a signé, le 22 janvier au Forum économique mondial de Davos (Suisse), la charte constitutive. Le royaume est, avec le Bahreïn, l’un des deux premiers pays au monde signataires de ladite charte. C’est le premier pays africain à s’engager dans cette voie.
Le Conseil de la paix a été initialement instauré à travers la résolution 2803, adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies en novembre de l’année écoulée, qui porte sur l’arrêt du conflit dans la bande de Gaza et sa reconstruction. Son mandat a été, toutefois, élargi par le président Trump pour s’étendre à la résolution de tous les conflits à travers le globe.
Cette nouvelle instance internationale s’est attribué des compétences quasi-identiques à celles du Conseil de sécurité de l’ONU, mais où seul le président américain détient un droit de veto. Certains pays, telle la France, membre permanent du CS de l’ONU, ont refusé de s’y joindre, tandis que d’autres, à l’instar de la Russie et de la Chine, temporisent pour l’instant et attendent d’en savoir plus à ce sujet avant de se prononcer.
Le ministre des affaires étrangères Nasser Bourita en a signé, le 22 janvier au Forum économique mondial de Davos (Suisse), la charte constitutive. Le royaume est, avec le Bahreïn, l’un des deux premiers pays au monde signataires de ladite charte. C’est le premier pays africain à s’engager dans cette voie.
Le Conseil de la paix a été initialement instauré à travers la résolution 2803, adoptée par le Conseil de sécurité des Nations Unies en novembre de l’année écoulée, qui porte sur l’arrêt du conflit dans la bande de Gaza et sa reconstruction. Son mandat a été, toutefois, élargi par le président Trump pour s’étendre à la résolution de tous les conflits à travers le globe.
Cette nouvelle instance internationale s’est attribué des compétences quasi-identiques à celles du Conseil de sécurité de l’ONU, mais où seul le président américain détient un droit de veto. Certains pays, telle la France, membre permanent du CS de l’ONU, ont refusé de s’y joindre, tandis que d’autres, à l’instar de la Russie et de la Chine, temporisent pour l’instant et attendent d’en savoir plus à ce sujet avant de se prononcer.
Vite fait, bien fait
Que gagne le Maroc à compter parmi les membres de cette fraîche instance internationale façonnée selon des normes « trumpiennes » ?
Contrairement au Conseil de sécurité des Nations-Unies, avec lequel le Conseil de la paix fait presque doublon, ce dernier tire sa raison d’être, et donc sa légitimité, essentiellement de l’impuissance caractéristique de l’organe onusien à résoudre efficacement et rapidement les conflits armés qui s’enflamment à travers la planète.
Le Maroc, confronté au problème séparatiste attisé par un pays voisin hostile, a vu traîner cette affaire dans les instances onusiennes pendant pas moins d’un demi-siècle. Cinquante années pendant lesquelles les ressources allouées par le royaume à la résolution de ce conflit auraient pu être mieux exploitées pour le développement du pays et le bien-être de sa population.
Il va sans dire que le président Trump, qui ambitionne toujours de se faire octroyer le prix Nobel de la paix, cherche à travers ce Conseil de la paix taillé à sa mesure à marquer la scène internationale de son empreinte.
Celle d’un homme d’affaires qui sait pertinemment que plus un conflit traîne en longueur, plus il est coûteux et tend à s’aggraver. Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès, dit l’adage.
La légitimité du Conseil de sécurité des Nations Unies est fondée sur le droit international, son existence n’est donc nullement remise en question par cette nouvelle instance internationale qu’est le Conseil de la paix.
Leurs approches différenciées, si parfaitement coordonnées, sont toutes les bienvenues pour mettre fin aux crises et conflits armés et préserver ainsi des vies humaines.
Même si ce Conseil de la paix ne devait pas durer plus longtemps que le mandat de son promoteur à la tête des Etats-Unis, chaque crise ou conflit définitivement résolu, ou du moins pour longtemps gelé, est un acquis qu’il ne s’agit pas de dédaigner.
Le contraire consisterait à regarder s’allonger la liste des pertes humaines et matérielles des guerres et affrontements armés et perdurer les souffrances des peuples concernés en attendant que justice soit faite.
Contrairement au Conseil de sécurité des Nations-Unies, avec lequel le Conseil de la paix fait presque doublon, ce dernier tire sa raison d’être, et donc sa légitimité, essentiellement de l’impuissance caractéristique de l’organe onusien à résoudre efficacement et rapidement les conflits armés qui s’enflamment à travers la planète.
Le Maroc, confronté au problème séparatiste attisé par un pays voisin hostile, a vu traîner cette affaire dans les instances onusiennes pendant pas moins d’un demi-siècle. Cinquante années pendant lesquelles les ressources allouées par le royaume à la résolution de ce conflit auraient pu être mieux exploitées pour le développement du pays et le bien-être de sa population.
Il va sans dire que le président Trump, qui ambitionne toujours de se faire octroyer le prix Nobel de la paix, cherche à travers ce Conseil de la paix taillé à sa mesure à marquer la scène internationale de son empreinte.
Celle d’un homme d’affaires qui sait pertinemment que plus un conflit traîne en longueur, plus il est coûteux et tend à s’aggraver. Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès, dit l’adage.
La légitimité du Conseil de sécurité des Nations Unies est fondée sur le droit international, son existence n’est donc nullement remise en question par cette nouvelle instance internationale qu’est le Conseil de la paix.
Leurs approches différenciées, si parfaitement coordonnées, sont toutes les bienvenues pour mettre fin aux crises et conflits armés et préserver ainsi des vies humaines.
Même si ce Conseil de la paix ne devait pas durer plus longtemps que le mandat de son promoteur à la tête des Etats-Unis, chaque crise ou conflit définitivement résolu, ou du moins pour longtemps gelé, est un acquis qu’il ne s’agit pas de dédaigner.
Le contraire consisterait à regarder s’allonger la liste des pertes humaines et matérielles des guerres et affrontements armés et perdurer les souffrances des peuples concernés en attendant que justice soit faite.
Echiquier mondial en recomposition
Il est certain que se profile ainsi une redistribution géopolitique des cartes à l’échelle mondiale, un processus confus mais néanmoins rapide dans lequel le Maroc se doit de se donner une bonne-main.
A l’Ouest de la planète, les Etats-Unis tentent de se forger une sphère d’influence exclusive, sous le regard ravi des puissances de l’Est. La Russie n’en a pas encore fini de dévorer des territoires en Ukraine, riches en ressources naturelles, et de les digérer, alors que la Chine porte un regard gourmand sur Taïwan et sa florissante industrie des microprocesseurs.
Au Nord du Maroc, une vielle Europe, démographiquement et économiquement en déclin, qui pleure sa gloire perdue et, au Sud, un continent africain en plein essor démographique et économique, qui regorge d’opportunités.
A l’Est, rien à signaler, si ce ne sont les perpétuelles inimitiés et conflits. A l’Ouest, le grand large atlantique qui mène vers les rives des Amériques, un hémisphère occidental en pleine recomposition géopolitique.
SM Le Roi Mohammed VI n’hésite pas un seul instant pour positionner le Maroc à chaque fois au mieux sur l’échiquier du Grand Jeu à l’échelle planétaire.
A l’Ouest de la planète, les Etats-Unis tentent de se forger une sphère d’influence exclusive, sous le regard ravi des puissances de l’Est. La Russie n’en a pas encore fini de dévorer des territoires en Ukraine, riches en ressources naturelles, et de les digérer, alors que la Chine porte un regard gourmand sur Taïwan et sa florissante industrie des microprocesseurs.
Au Nord du Maroc, une vielle Europe, démographiquement et économiquement en déclin, qui pleure sa gloire perdue et, au Sud, un continent africain en plein essor démographique et économique, qui regorge d’opportunités.
A l’Est, rien à signaler, si ce ne sont les perpétuelles inimitiés et conflits. A l’Ouest, le grand large atlantique qui mène vers les rives des Amériques, un hémisphère occidental en pleine recomposition géopolitique.
SM Le Roi Mohammed VI n’hésite pas un seul instant pour positionner le Maroc à chaque fois au mieux sur l’échiquier du Grand Jeu à l’échelle planétaire.