Ce montant représente 33 % des investissements directs étrangers nets reçus par le Royaume et explique 90 % de leur progression entre 2024 et 2025.
Présenté seul, ce milliard d’euros peut laisser croire que l’investissement français constitue l’un des principaux moteurs financiers de l’économie marocaine.
La comparaison avec les données nationales donne une image sensiblement différente. D’après les comptes nationaux provisoires publiés par le Haut-Commissariat au Plan, la formation brute de capital fixe a atteint 481,964 milliards de dirhams en 2025.
Elle mesure principalement les investissements réalisés dans les constructions, les équipements, les machines, les infrastructures et les autres actifs durables.
Les 10 milliards de dirhams d’investissements français représentent donc environ 2,1 % de cette formation brute de capital fixe.
Autrement dit, pour un dirham d’investissement net provenant de France, près de 48 dirhams sont investis dans les actifs productifs au Maroc par l’ensemble des acteurs économiques.
La comparaison avec les données nationales donne une image sensiblement différente. D’après les comptes nationaux provisoires publiés par le Haut-Commissariat au Plan, la formation brute de capital fixe a atteint 481,964 milliards de dirhams en 2025.
Elle mesure principalement les investissements réalisés dans les constructions, les équipements, les machines, les infrastructures et les autres actifs durables.
Les 10 milliards de dirhams d’investissements français représentent donc environ 2,1 % de cette formation brute de capital fixe.
Autrement dit, pour un dirham d’investissement net provenant de France, près de 48 dirhams sont investis dans les actifs productifs au Maroc par l’ensemble des acteurs économiques.
Si l’on retient l’investissement brut au sens plus large, comprenant la formation brute de capital fixe, la variation des stocks et l’acquisition nette d’objets de valeur, son montant approche 555 milliards de dirhams en 2025.
Le Haut-Commissariat au Plan indique qu’il représente 33,6 % du produit intérieur brut. Dans cette comparaison, les investissements français équivalent à environ 1,8 % de l’investissement brut réalisé dans le pays.
Le chiffre peut également être rapproché de l’investissement public.
La loi de finances pour 2025 avait prévu une enveloppe globale de 340 milliards de dirhams pour l’État, les établissements et entreprises publics, les collectivités territoriales et les autres composantes de l’investissement public.
Le flux net français de 10 milliards de dirhams représente moins de 3 % de cette enveloppe.
Cela ne signifie pas que les 482 ou 555 milliards de dirhams proviennent exclusivement de capitaux appartenant à des Marocains.
La comptabilité nationale mesure les investissements effectués sur le territoire par les entreprises, les administrations et les ménages résidents, quelle que soit la nationalité ultime de leurs propriétaires.
Une filiale française installée au Maroc peut donc contribuer simultanément aux investissements directs français et à la formation brute de capital fixe marocaine.
Il serait ainsi incorrect de soustraire automatiquement les 10 milliards français des 482 milliards de dirhams pour affirmer que les Marocains ont investi exactement 472 milliards.
Les deux indicateurs ne mesurent pas strictement la même réalité.
Le chiffre peut également être rapproché de l’investissement public.
La loi de finances pour 2025 avait prévu une enveloppe globale de 340 milliards de dirhams pour l’État, les établissements et entreprises publics, les collectivités territoriales et les autres composantes de l’investissement public.
Le flux net français de 10 milliards de dirhams représente moins de 3 % de cette enveloppe.
Cela ne signifie pas que les 482 ou 555 milliards de dirhams proviennent exclusivement de capitaux appartenant à des Marocains.
La comptabilité nationale mesure les investissements effectués sur le territoire par les entreprises, les administrations et les ménages résidents, quelle que soit la nationalité ultime de leurs propriétaires.
Une filiale française installée au Maroc peut donc contribuer simultanément aux investissements directs français et à la formation brute de capital fixe marocaine.
Il serait ainsi incorrect de soustraire automatiquement les 10 milliards français des 482 milliards de dirhams pour affirmer que les Marocains ont investi exactement 472 milliards.
Les deux indicateurs ne mesurent pas strictement la même réalité.
Les investissements directs étrangers sont des flux financiers.
Ils peuvent prendre la forme d’apports en capital, de bénéfices réinvestis ou de prêts entre une maison mère et sa filiale. La formation brute de capital fixe mesure, pour sa part, l’acquisition ou la réalisation d’actifs productifs.
Un dirham entré au titre d’un investissement direct ne devient pas nécessairement, pendant la même année, un dirham de machine, d’usine ou d’infrastructure. Malgré cette réserve méthodologique, l’ordre de grandeur reste incontestable :
L’effort d’investissement réalisé au Maroc est d’abord porté par l’économie marocaine, ses institutions publiques, ses entreprises, ses banques et ses ménages.
L’apport français est significatif, mais il demeure très minoritaire à l’échelle nationale. La même prudence s’impose concernant l’emploi.
Les 1 159 filiales françaises présentes au Maroc emploient près de 152 000 personnes, soit une moyenne théorique d’environ 131 salariés par filiale.
Mais ces 152 000 emplois ne résultent pas du seul milliard d’euros investi en 2025. Ils correspondent à plusieurs décennies d’implantation et à un stock d’investissements français estimé à 15 milliards d’euros dès 2023.
Il ne faudrait donc pas attribuer au flux d’une seule année l’ensemble des emplois accumulés au cours de l’histoire de la présence économique française au Maroc.
Le débat ne consiste pas à minimiser les investissements français.
Le Maroc a besoin de capitaux, de partenaires industriels, de débouchés internationaux et de coopérations technologiques. Il doit demeurer attractif. Mais l’attractivité ne doit pas effacer la contribution déterminante des investisseurs nationaux.
Un dirham entré au titre d’un investissement direct ne devient pas nécessairement, pendant la même année, un dirham de machine, d’usine ou d’infrastructure. Malgré cette réserve méthodologique, l’ordre de grandeur reste incontestable :
L’effort d’investissement réalisé au Maroc est d’abord porté par l’économie marocaine, ses institutions publiques, ses entreprises, ses banques et ses ménages.
L’apport français est significatif, mais il demeure très minoritaire à l’échelle nationale. La même prudence s’impose concernant l’emploi.
Les 1 159 filiales françaises présentes au Maroc emploient près de 152 000 personnes, soit une moyenne théorique d’environ 131 salariés par filiale.
Mais ces 152 000 emplois ne résultent pas du seul milliard d’euros investi en 2025. Ils correspondent à plusieurs décennies d’implantation et à un stock d’investissements français estimé à 15 milliards d’euros dès 2023.
Il ne faudrait donc pas attribuer au flux d’une seule année l’ensemble des emplois accumulés au cours de l’histoire de la présence économique française au Maroc.
Le débat ne consiste pas à minimiser les investissements français.
Le Maroc a besoin de capitaux, de partenaires industriels, de débouchés internationaux et de coopérations technologiques. Il doit demeurer attractif. Mais l’attractivité ne doit pas effacer la contribution déterminante des investisseurs nationaux.
Les Marocains investissent à travers leurs impôts, leur épargne, leurs entreprises, leurs crédits immobiliers, leurs équipements professionnels et les infrastructures financées par l’État.
Les grands projets ferroviaires, portuaires, routiers, énergétiques, sanitaires ou numériques ne reposent pas uniquement sur les capitaux étrangers.
Ils mobilisent d’abord les ressources du pays et engagent durablement ses finances.
La véritable question n’est donc pas seulement de savoir combien la France investit au Maroc. Il faut aussi demander ce que cet investissement apporte par rapport à l’effort déjà supporté par le pays.
Combien d’emplois nouveaux sont effectivement créés par les 10 milliards de dirhams investis en 2025 ? Combien sont qualifiés et durables ? Quelle part est consacrée à la recherche, à l’ingénierie et à la formation ? Quelles technologies sont transférées ?
Quelle valeur demeure au Maroc après le versement des rémunérations, des intérêts, des dividendes et des redevances ?
Ils mobilisent d’abord les ressources du pays et engagent durablement ses finances.
La véritable question n’est donc pas seulement de savoir combien la France investit au Maroc. Il faut aussi demander ce que cet investissement apporte par rapport à l’effort déjà supporté par le pays.
Combien d’emplois nouveaux sont effectivement créés par les 10 milliards de dirhams investis en 2025 ? Combien sont qualifiés et durables ? Quelle part est consacrée à la recherche, à l’ingénierie et à la formation ? Quelles technologies sont transférées ?
Quelle valeur demeure au Maroc après le versement des rémunérations, des intérêts, des dividendes et des redevances ?
Dans l’intelligence artificielle et le numérique, cette interrogation devient encore plus importante.
Un investissement étranger ne renforce la souveraineté marocaine que s’il développe des compétences locales, associe des entreprises marocaines, conserve les données stratégiques dans des environnements maîtrisés et permet au Royaume de participer à la conception des technologies.
Le Maroc doit continuer à accueillir les investissements français. Mais il doit aussi rendre visible son propre effort.
Un milliard d’euros venu de France constitue une contribution appréciable. Il ne doit pas masquer les centaines de milliards de dirhams mobilisés chaque année à l’intérieur du Royaume.
L’investissement étranger accompagne le développement du Maroc. Il ne le porte pas à lui seul. Le principal investisseur au Maroc demeure le Maroc lui-même.
Le Maroc doit continuer à accueillir les investissements français. Mais il doit aussi rendre visible son propre effort.
Un milliard d’euros venu de France constitue une contribution appréciable. Il ne doit pas masquer les centaines de milliards de dirhams mobilisés chaque année à l’intérieur du Royaume.
L’investissement étranger accompagne le développement du Maroc. Il ne le porte pas à lui seul. Le principal investisseur au Maroc demeure le Maroc lui-même.