Qui veut la peau d’Éric Zemmour ?


Rédigé par Hicham Aboumerrouane le Jeudi 13 Mai 2021



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Qui veut la peau d’Éric Zemmour.mp3  (7.71 Mo)

Balance ton porc !
 
« Quand il y a une meute, je me méfie » dit un jour le polémiste  sur l’antenne d’Europe 1. Une réaction à chaud, côte-à-côte, avec son compagnon de route, ou presque, au moins le fut-il un temps, quand il trouvait grâce aux yeux de son chef de file, Ruquier de son nom...
 
Une répartie taillée sur les prémices d’une colère où « le plus français des français » passa un savon aux adeptes du mouvement « Balance ton porc ».

Le Napoléon-bis eut des mots crus pour cette affaire jugée  «  tendancieuse ».
 
Les mots comme « délation » étaient de service, ou encore ce  court-circuit de prédilection, hors-piste, par-delà l’entendement, à l’exemple de ce qui vous retourne l’esprit : «  C’est l’homme blanc qui est visé ». 
 
Au menu, des  approximations douteuses, d’un point noir de l’histoire collaborationniste... le parallèle est vite établi dans la tête du trublion qui mit le «  Balance ton juif » de plain-pied d’avec le « porc » contemporain.
 
Car, selon le « gardien » de la culture française,  l’essence serait même, et  répond au nom de  « délation ».

Ironie du sort, l’éditorialiste fut rattrapé, sur le tard, par l’opprobre. Baisers forcés, attitudes déplacées et autres, subies, dans l’ordre, de par une conseillère municipale en 2005, une stagiaire, puis une journaliste belge qui l’accusa  de main baladeuse jusques-à...l’entrecuisse. 
 
Un scandale étalé le 3 mai par les soins de « Média part »... à qui, l’auteur du « suicide français » refusa tout commentaire. Connaissant Zemmour, on peut  juger de l’animosité mutuelle  entre ces deux antipodes, l’un chauvin, l’autre universaliste. 
 
 
La gauche et cette dictature dans l’air du temps ! 
 
N’est-ce pas que  l’inconditionnel  de « De Gaule », aux convictions belliqueuses, reproche à la gauche pensante, l’abandon de la « nation » au profit de l’universalisme ? 
 
Une nation qui fut un temps une idée de gauche. Bien sûr, ici, le lien est vite établi entre cette « gauche » et le journal en question. 
 
L’internationalisation des causes n’est pas pour plaire au chouchou de Cnews. De même, reproche-t-il à la gauche de s’improviser en  soldat-porte-voix  des minorités, de courir après l’égalitarisme plutôt que l’égalité, d’être la prêcheuse de l’indifférenciation, l’assoiffée de la féminitude... 
 
On peut préjuger d’un Zemmour qui, d’un œil circonspect, balaie cette dictature  qui se heurte, le cœur retourné,  d’un baiser volé...se nicherait-il dans un conte...
 
Il s’agit ici de « Blanche neige », de ce  consentement volé, qui suscita rires et coups de nerfs.  La trame est la même, de l’excès naît l’arbitraire, s'ensuit... le saugrenu. 
 
Si l’objet de l’esclandre est grotesque, on ne peut toutefois confondre baiser volé et baiser forcé, celui dont Zemmour aurait été l’auteur en 2005 ? 
 
Pour rappel,  la conseillère présumée victime n’a jusqu’à l’heure qu’il est déposé aucune plainte. Si « la peau de Zemmour » est une piste à creuser   , c’est que le témoignage profus  de l’indignée  est du moins...confus. 


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De ces accusations…au tournant de votre gloire 
 
 
Cet élancement de « dégoût » dit-elle, prit naissance à la maudite vue d’affiches grand format, grande misère, où le polémiste siège en président potentiel, tapissant, du sourire qu’on lui connait,  les murs de la ville où la victime a pied. 
 
Une lecture s’impose… La notoriété du polémiste fait-elle de lui une cible à « abattre » ? Une bataille d’idées déportée sur le terrain des coups-bas ?  Le clivage idéologique précitée peut servir de grille de lecture. 
 
Et si les scandales sexuels étaient utilisés à des fins de ruine ? Comment écarter l’hypothèse que des accusations soient montées de toute pièces , au mieux, détournées de l’essentiel, manipulées à tort  pour servir de tremplin à la nuisance ? 
 
Des accusations qui vous guettent au tournant d’une gloire...
 
Fallut-il attendre 16 ans pour déballer un baiser forcé ? Par les soins de qui ? D’une hostilité politique, médiatique ou idéologique ? 
 
Les victimes seraient-elles les dindons de la farce ? Manipulées à outrance pour servir les caprices  de leurs commanditaires? Ceux-là dont ils ignorent la nature ? 
 
Suffit-il de porter accusation pour embraser une opinion  publique qui ne condamne pas à moitié ? Et les preuves, qu’en fait-on ? 
 
Cette discrimination positive va-t-elle jusqu’à prendre pour argent comptant les accusations portées par la gent  féminine  ? 
 
Et la diffamation ? Peut-on en parler ? Ou est-ce au nom d’une parole féminine libérée que l’on bat en brèche nos formulations de lois ? 
 
Encore faut-il s’enquérir, s’inquiéter ? de la santé de Dame justice de crainte que, par moments, son jugement soit biaisé...
 
C’est à se demander si les causes, furent-elles des plus emportées, des plus fanatiques, font loi...que le grand bruit fasse loi. 
 
À ce propos, le cas Tariq Ramadan est riche en enseignements... d’abord, une poursuite en état d’arrestation pour des faits non avérés, des accusations  sous couvert d’emprise psychologique, confuses, bancales, démontées pour une bonne partie...
 
Les preuves d’un traquenard complice orchestré de bonne volonté...
 
Jusqu’où peut aller l’arbitraire fanfaron de cette nouvelle bien-pensance tendancieuse ?

Hicham Aboumerrouane 




Jeudi 13 Mai 2021
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