Entre Rabat et Salé, les taxis collectifs constituent depuis longtemps l’un des piliers du transport urbain. Chaque jour, des milliers d’habitants s’y pressent pour rejoindre leur travail, leurs établissements scolaires ou leur domicile. Rapide, accessible et relativement peu coûteux, ce mode de déplacement fait partie du quotidien de nombreuses familles. Mais pour certains quartiers de Salé, notamment Hay Chemaou et Saïd Hajji, ce trajet peut rapidement se transformer en véritable épreuve quotidienne.
À la station de taxis, les scènes se répètent jour après jour. Des files de passagers s’allongent, parfois pendant de longues minutes, parfois bien davantage. Plusieurs usagers expliquent que certains chauffeurs privilégieraient certaines destinations au détriment d’autres. Les trajets vers des quartiers plus éloignés, comme Doha, Sakani ou Najah, seraient souvent favorisés. La raison avancée par de nombreux passagers tient au prix de la course : autour de dix dirhams pour ces destinations, contre cinq ou six dirhams pour Hay Chemaou ou Saïd Hajji.
Cette logique économique, compréhensible du point de vue des chauffeurs, n’est toutefois pas sans conséquences pour les usagers. Sur le terrain, elle se traduit par une attente prolongée pour ceux qui souhaitent se rendre dans les quartiers jugés moins rentables. Certains passagers affirment devoir patienter plus d’une heure, parfois une heure et demie, avant de trouver un taxi prêt à les y conduire. Pour beaucoup, cette attente s’ajoute à des journées déjà longues et fatigantes.
Face à ces difficultés, les voyageurs développent des stratégies de contournement. Certains acceptent de monter dans un taxi se dirigeant vers un quartier plus éloigné, quitte à terminer le trajet à pied ou à chercher un autre moyen de transport une fois arrivés. D’autres préfèrent négocier directement avec le chauffeur, en proposant un montant supérieur au tarif officiel. Peu à peu, ces arrangements informels affaiblissent la portée du prix réglementé et installent une forme de tarification dictée par les circonstances.
Plusieurs témoignages évoquent également la présence, au sein de la station, d’intermédiaires informels. Selon les passagers, ces personnes joueraient un rôle dans l’organisation des départs et orienteraient les chauffeurs vers les trajets les plus rentables. Leur influence contribuerait ainsi à accentuer les déséquilibres entre les différentes destinations et à prolonger l’attente pour certains quartiers.
Dans ce climat tendu, les frictions ne sont pas rares. Altercations entre chauffeurs et passagers, protestations sporadiques et interventions ponctuelles des forces de l’ordre témoignent du niveau de frustration qui peut régner dans ces moments d’affluence.
La difficulté ne se limite d’ailleurs pas aux trajets du soir. Le matin aussi, de nombreux usagers décrivent un parcours compliqué pour se rendre de Salé vers Rabat. Certains sont contraints de fragmenter leur déplacement : descendre à la station de Lkwass pour chercher un second taxi ou poursuivre le reste du trajet en tramway. D’après plusieurs passagers, certains chauffeurs hésitent à effectuer directement la liaison vers Rabat, craignant de ne pas trouver suffisamment de clients au retour.
Au-delà de ces situations quotidiennes, cette réalité met en lumière une question plus large : celle de l’organisation et de la régulation du transport collectif. Dans un service aussi essentiel que la mobilité urbaine, l’absence de règles clairement appliquées ou de mécanismes de contrôle efficaces peut rapidement ouvrir la voie à des pratiques déséquilibrées, qui pénalisent en premier lieu les usagers.
Pour les habitants de Hay Chemaou et de Saïd Hajji surtout, la revendication reste pourtant simple : pouvoir rejoindre leur quartier dans des conditions normales, sans attente excessive ni surcoût imprévu. Une demande qui rappelle qu’un système de transport public efficace repose avant tout sur l’équité, la transparence et le respect des règles communes.
À la station de taxis, les scènes se répètent jour après jour. Des files de passagers s’allongent, parfois pendant de longues minutes, parfois bien davantage. Plusieurs usagers expliquent que certains chauffeurs privilégieraient certaines destinations au détriment d’autres. Les trajets vers des quartiers plus éloignés, comme Doha, Sakani ou Najah, seraient souvent favorisés. La raison avancée par de nombreux passagers tient au prix de la course : autour de dix dirhams pour ces destinations, contre cinq ou six dirhams pour Hay Chemaou ou Saïd Hajji.
Cette logique économique, compréhensible du point de vue des chauffeurs, n’est toutefois pas sans conséquences pour les usagers. Sur le terrain, elle se traduit par une attente prolongée pour ceux qui souhaitent se rendre dans les quartiers jugés moins rentables. Certains passagers affirment devoir patienter plus d’une heure, parfois une heure et demie, avant de trouver un taxi prêt à les y conduire. Pour beaucoup, cette attente s’ajoute à des journées déjà longues et fatigantes.
Face à ces difficultés, les voyageurs développent des stratégies de contournement. Certains acceptent de monter dans un taxi se dirigeant vers un quartier plus éloigné, quitte à terminer le trajet à pied ou à chercher un autre moyen de transport une fois arrivés. D’autres préfèrent négocier directement avec le chauffeur, en proposant un montant supérieur au tarif officiel. Peu à peu, ces arrangements informels affaiblissent la portée du prix réglementé et installent une forme de tarification dictée par les circonstances.
Plusieurs témoignages évoquent également la présence, au sein de la station, d’intermédiaires informels. Selon les passagers, ces personnes joueraient un rôle dans l’organisation des départs et orienteraient les chauffeurs vers les trajets les plus rentables. Leur influence contribuerait ainsi à accentuer les déséquilibres entre les différentes destinations et à prolonger l’attente pour certains quartiers.
Dans ce climat tendu, les frictions ne sont pas rares. Altercations entre chauffeurs et passagers, protestations sporadiques et interventions ponctuelles des forces de l’ordre témoignent du niveau de frustration qui peut régner dans ces moments d’affluence.
La difficulté ne se limite d’ailleurs pas aux trajets du soir. Le matin aussi, de nombreux usagers décrivent un parcours compliqué pour se rendre de Salé vers Rabat. Certains sont contraints de fragmenter leur déplacement : descendre à la station de Lkwass pour chercher un second taxi ou poursuivre le reste du trajet en tramway. D’après plusieurs passagers, certains chauffeurs hésitent à effectuer directement la liaison vers Rabat, craignant de ne pas trouver suffisamment de clients au retour.
Au-delà de ces situations quotidiennes, cette réalité met en lumière une question plus large : celle de l’organisation et de la régulation du transport collectif. Dans un service aussi essentiel que la mobilité urbaine, l’absence de règles clairement appliquées ou de mécanismes de contrôle efficaces peut rapidement ouvrir la voie à des pratiques déséquilibrées, qui pénalisent en premier lieu les usagers.
Pour les habitants de Hay Chemaou et de Saïd Hajji surtout, la revendication reste pourtant simple : pouvoir rejoindre leur quartier dans des conditions normales, sans attente excessive ni surcoût imprévu. Une demande qui rappelle qu’un système de transport public efficace repose avant tout sur l’équité, la transparence et le respect des règles communes.