L’inauguration, jeudi à Rabat, du siège permanent du Secrétariat des Capitales africaines de la culture marque une étape importante dans la structuration de ce programme porté par l’Union africaine. Après avoir été la première Capitale africaine de la culture en 2022, la capitale marocaine devient désormais le centre opérationnel de cette initiative qui ambitionne de faire de la culture un moteur de développement, de coopération et d’intégration à l’échelle du continent.
La cérémonie du 18 juin 2026 consacre ainsi le rôle croissant de Rabat comme plateforme africaine de dialogue et de rayonnement culturel. L’installation de ce siège, soutenue par le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, offre une base institutionnelle durable à un projet panafricain qui vise à renforcer la place de la culture dans les stratégies de développement des villes africaines.
Lors de son intervention, Adama Traoré, président du comité des Capitales africaines de la culture, a rappelé que l’idée du programme était née en 2018 à Marrakech, à l’occasion du Sommet Africités. L’objectif était alors clair : reconnaître pleinement la culture comme un pilier essentiel du développement durable du continent. Selon lui, l’ouverture du siège à Rabat constitue une étape décisive dans cette ambition. «Ce siège n’est pas seulement un bâtiment. C’est une maison commune, un lieu dédié au dialogue, à la coopération et à l’innovation», a‑t‑il affirmé.
Rabat, symbole du positionnement africain du Maroc
Pour les responsables du programme, l’implantation du secrétariat dans la capitale marocaine répond à une logique stratégique. Elle permet d’offrir au projet une présence physique, indispensable pour coordonner les activités et préparer les prochaines éditions, notamment celle prévue au Cap‑Vert en 2028 avec Praia comme ville hôte.
Adama Traoré souligne également que ce choix reflète le rôle croissant du Maroc dans les dynamiques africaines. Selon lui, le Royaume s’est affirmé ces dernières années comme un acteur majeur dans les domaines culturel, institutionnel et territorial, ce qui fait de Rabat un lieu naturel pour accueillir cette structure.
La culture comme levier de développement
Dans un message transmis au nom du ministre de la Culture Mehdi Bensaïd, le secrétaire général par intérim du département, Salah‑Eddine Abkari, a insisté sur la richesse culturelle exceptionnelle du continent africain. Il a souligné que cette diversité linguistique, artistique et patrimoniale doit être valorisée afin de devenir un véritable moteur de développement et d’émancipation.
Il a également mis en avant le potentiel des industries culturelles et créatives en Afrique. Avec une population jeune, connectée et de plus en plus formée, ainsi que des métropoles dynamiques et des expressions artistiques puissantes, le continent dispose selon lui de tous les atouts pour développer une véritable souveraineté culturelle, médiatique et numérique.
Les villes africaines au cœur des transformations
Le professeur Lupwishi Mbuyamba, directeur exécutif de l’Observatoire des politiques culturelles en Afrique, a rappelé que les villes africaines jouent aujourd’hui un rôle central face aux grands défis du continent : croissance démographique, emploi des jeunes, cohésion sociale ou encore préservation du patrimoine.
Selon lui, les Capitales africaines de la culture doivent aller au‑delà de l’organisation d’événements artistiques. Le programme doit contribuer à renforcer durablement les politiques culturelles, les infrastructures, les réseaux professionnels et les industries créatives. L’ouverture du siège de Rabat constitue ainsi, à ses yeux, un engagement fort pour faire de la culture un levier de développement durable et un instrument de coopération entre les peuples africains.
Un lieu symbolique entre art et artisanat africain
Le nouveau siège se distingue également par son identité artistique. Sa scénographie, imaginée par l’architecte et designer malien Cheick Diallo, associe artisanat marocain et création contemporaine africaine. La grande table de réunion, conçue comme un «arbre à palabre contemporain», symbolise l’esprit du lieu : favoriser le dialogue et la construction collective autour de la culture.
Pour Cheick Diallo, l’objectif était de concevoir une véritable «maison africaine de la culture», où traditions artisanales et modernité se rencontrent. Les matériaux, textiles et objets choisis racontent une Afrique plurielle qui dialogue avec elle‑même, entre héritage et création contemporaine.
Une vision appelée à rayonner sur tout le continent
Membre du comité des Capitales africaines de la culture, Aminata Lo Paye a rappelé que le projet vise à mettre en lumière les villes africaines et à valoriser leurs patrimoines culturels. Elle souligne que chaque ville désignée Capitale africaine de la culture doit devenir une vitrine de l’identité et de la créativité de son pays.
Avec l’ouverture de ce siège permanent, Rabat confirme son ambition de devenir un carrefour culturel africain. Au‑delà d’un simple bâtiment, cette implantation entend donner corps à une gouvernance culturelle continentale capable de relier artistes, institutions, villes et jeunesses africaines autour d’un objectif commun : faire de la culture un moteur d’avenir pour l’Afrique.
La cérémonie du 18 juin 2026 consacre ainsi le rôle croissant de Rabat comme plateforme africaine de dialogue et de rayonnement culturel. L’installation de ce siège, soutenue par le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, offre une base institutionnelle durable à un projet panafricain qui vise à renforcer la place de la culture dans les stratégies de développement des villes africaines.
Lors de son intervention, Adama Traoré, président du comité des Capitales africaines de la culture, a rappelé que l’idée du programme était née en 2018 à Marrakech, à l’occasion du Sommet Africités. L’objectif était alors clair : reconnaître pleinement la culture comme un pilier essentiel du développement durable du continent. Selon lui, l’ouverture du siège à Rabat constitue une étape décisive dans cette ambition. «Ce siège n’est pas seulement un bâtiment. C’est une maison commune, un lieu dédié au dialogue, à la coopération et à l’innovation», a‑t‑il affirmé.
Rabat, symbole du positionnement africain du Maroc
Pour les responsables du programme, l’implantation du secrétariat dans la capitale marocaine répond à une logique stratégique. Elle permet d’offrir au projet une présence physique, indispensable pour coordonner les activités et préparer les prochaines éditions, notamment celle prévue au Cap‑Vert en 2028 avec Praia comme ville hôte.
Adama Traoré souligne également que ce choix reflète le rôle croissant du Maroc dans les dynamiques africaines. Selon lui, le Royaume s’est affirmé ces dernières années comme un acteur majeur dans les domaines culturel, institutionnel et territorial, ce qui fait de Rabat un lieu naturel pour accueillir cette structure.
La culture comme levier de développement
Dans un message transmis au nom du ministre de la Culture Mehdi Bensaïd, le secrétaire général par intérim du département, Salah‑Eddine Abkari, a insisté sur la richesse culturelle exceptionnelle du continent africain. Il a souligné que cette diversité linguistique, artistique et patrimoniale doit être valorisée afin de devenir un véritable moteur de développement et d’émancipation.
Il a également mis en avant le potentiel des industries culturelles et créatives en Afrique. Avec une population jeune, connectée et de plus en plus formée, ainsi que des métropoles dynamiques et des expressions artistiques puissantes, le continent dispose selon lui de tous les atouts pour développer une véritable souveraineté culturelle, médiatique et numérique.
Les villes africaines au cœur des transformations
Le professeur Lupwishi Mbuyamba, directeur exécutif de l’Observatoire des politiques culturelles en Afrique, a rappelé que les villes africaines jouent aujourd’hui un rôle central face aux grands défis du continent : croissance démographique, emploi des jeunes, cohésion sociale ou encore préservation du patrimoine.
Selon lui, les Capitales africaines de la culture doivent aller au‑delà de l’organisation d’événements artistiques. Le programme doit contribuer à renforcer durablement les politiques culturelles, les infrastructures, les réseaux professionnels et les industries créatives. L’ouverture du siège de Rabat constitue ainsi, à ses yeux, un engagement fort pour faire de la culture un levier de développement durable et un instrument de coopération entre les peuples africains.
Un lieu symbolique entre art et artisanat africain
Le nouveau siège se distingue également par son identité artistique. Sa scénographie, imaginée par l’architecte et designer malien Cheick Diallo, associe artisanat marocain et création contemporaine africaine. La grande table de réunion, conçue comme un «arbre à palabre contemporain», symbolise l’esprit du lieu : favoriser le dialogue et la construction collective autour de la culture.
Pour Cheick Diallo, l’objectif était de concevoir une véritable «maison africaine de la culture», où traditions artisanales et modernité se rencontrent. Les matériaux, textiles et objets choisis racontent une Afrique plurielle qui dialogue avec elle‑même, entre héritage et création contemporaine.
Une vision appelée à rayonner sur tout le continent
Membre du comité des Capitales africaines de la culture, Aminata Lo Paye a rappelé que le projet vise à mettre en lumière les villes africaines et à valoriser leurs patrimoines culturels. Elle souligne que chaque ville désignée Capitale africaine de la culture doit devenir une vitrine de l’identité et de la créativité de son pays.
Avec l’ouverture de ce siège permanent, Rabat confirme son ambition de devenir un carrefour culturel africain. Au‑delà d’un simple bâtiment, cette implantation entend donner corps à une gouvernance culturelle continentale capable de relier artistes, institutions, villes et jeunesses africaines autour d’un objectif commun : faire de la culture un moteur d’avenir pour l’Afrique.