Rafael Louzan affirme que la finale du Mondial 2030 se jouera en Espagne, rien est officiel


Rédigé par le Mardi 27 Janvier 2026

À peine élu à la tête de la Fédération royale espagnole de football, Rafael Louzan a créé la surprise en assurant que la finale de la Coupe du Mondiale 2030 se disputera en Espagne. Une déclaration faite à Madrid, très commentée, alors que la FIFA n’a encore officialisé aucune décision sur la répartition finale des matchs. Dans un Mondial du centenaire partagé entre plusieurs pays, la sortie du nouveau patron du football espagnol fait déjà beaucoup de bruit.



Une déclaration qui tombe tôt, très tôt

Devant l’Association de la presse sportive de Madrid, Rafael Louzan n’a pas pris de pincettes. Selon lui, l’Espagne a « tous les atouts » pour accueillir l’événement phare du tournoi. Organisation, expérience, stades, sécurité : le message est clair, Madrid se voit déjà au centre du monde footballistique. Problème : cette certitude affichée intervient alors que le calendrier décisionnel de la FIFA n’est pas encore arrivé à ce stade.
 

Pour rappel, le Mondial 2030 sera historique. Les matchs inauguraux auront lieu en Argentine, au Paraguay et en Uruguay, en hommage à la première Coupe du monde. L’essentiel de la compétition se déroulera ensuite au Maroc, en Espagne et au Portugal. Si Lisbonne semble bien placé pour une demi-finale, la grande inconnue reste l’attribution de la finale, un match aussi symbolique que stratégique.
 
Le Maroc dans le viseur, en filigrane  

Dans sa prise de parole, Louzan a évoqué les efforts du Maroc en matière d’infrastructures sportives, reconnaissant les investissements massifs engagés ces dernières années. Mais il a aussi glissé une référence polémique à des incidents survenus lors de la finale de la CAN, estimant qu’ils auraient pu nuire à l’image du football. Une comparaison qui a rapidement fait réagir, notamment au sud de la Méditerranée.
 

Au Maroc, ces propos sont perçus par certains comme une sortie inutilement provocatrice. Le Royaume mise gros sur 2030, avec des chantiers colossaux, une stratégie d’accueil assumée et une volonté politique forte de réussir l’événement. Pour beaucoup d’observateurs, réduire le débat à des incidents sportifs ponctuels paraît réducteur, voire déplacé.
 
Une bataille d’image avant la décision  

En réalité, cette sortie ressemble davantage à un coup de communication qu’à une annonce officielle. Louzan cherche à installer un récit : celui d’une Espagne sûre d’elle, prête à porter le Mondial du centenaire. L’enjeu est aussi symbolique. Accueillir la finale, c’est inscrire son nom dans l’histoire du football mondial, cent ans après l’Uruguay.
 

Mais en coulisses, le ton est plus mesuré. Plusieurs médias espagnols, dont Cadena SER, rappellent qu’aucune décision définitive n’a été prise. Selon leurs informations, la FIFA n’arbitrera qu’après la Coupe du monde 2026. Autrement dit, rien n’est encore joué, malgré les certitudes affichées.
 
Une partie qui se joue sur le temps long  

Ce dossier dépasse largement le cadre sportif. Il touche à la diplomatie, à l’image internationale et à l’équilibre du trio Maroc–Espagne–Portugal. Chaque mot compte, chaque déclaration aussi. À ce stade, la prudence reste de mise, même si la bataille de la communication est clairement lancée.





Journaliste et étudiant malien en stage, passionné par la géopolitique, l'histoire et le sport.… En savoir plus sur cet auteur
Mardi 27 Janvier 2026
Dans la même rubrique :