À cette époque, le pays ne comptait que deux centres hospitaliers universitaires :
Casablanca et Rabat. Dans cet élan pionnier, le CHU Ibn Sina de Rabat s’est distingué par la réalisation de la première greffe de cornée au Maroc, avant d’inscrire un autre jalon majeur dans l’histoire médicale nationale avec la première greffe cardiaque ( 1995).
Ces premières réussites auraient dû ouvrir la voie à un programme national structuré de transplantation d’organes et de tissus.
Elles auraient dû constituer le socle d’une politique sanitaire ambitieuse, capable d’organiser le don d’organes, de former des équipes spécialisées et d’offrir aux patients marocains les thérapies les plus avancées.
Ces premières réussites auraient dû ouvrir la voie à un programme national structuré de transplantation d’organes et de tissus.
Elles auraient dû constituer le socle d’une politique sanitaire ambitieuse, capable d’organiser le don d’organes, de former des équipes spécialisées et d’offrir aux patients marocains les thérapies les plus avancées.
Mais l’histoire a pris un autre chemin.
Au fil des décennies, l’élan s’est essoufflé. Les initiatives se sont raréfiées. Les programmes se sont fragmentés. La transplantation d’organes au Maroc a progressivement glissé vers une stagnation inquiétante.
Quelques greffes rénales et hépatiques ont continué d’être réalisées, souvent grâce à la détermination de quelques équipes hospitalières isolées. Mais la dynamique nationale, elle, s’est presque arrêtée.
Le cas le plus emblématique reste celui de la greffe de la cornée. Après des débuts prometteurs, cette activité a connu un arrêt brutal dans les structures publiques.
Aujourd’hui, les greffes de cornée réalisées au Maroc reposent essentiellement sur l’importation de tissus par quelques établissements hospitaliers, notamment l’Hôpital Cheikh Zaid de Rabat et l’Hôpital Cheikh Khalifa de Casablanca, qui maintiennent cette activité grâce à des banques de tissus étrangères. Activité payée en Dollars.
Quelques greffes rénales et hépatiques ont continué d’être réalisées, souvent grâce à la détermination de quelques équipes hospitalières isolées. Mais la dynamique nationale, elle, s’est presque arrêtée.
Le cas le plus emblématique reste celui de la greffe de la cornée. Après des débuts prometteurs, cette activité a connu un arrêt brutal dans les structures publiques.
Aujourd’hui, les greffes de cornée réalisées au Maroc reposent essentiellement sur l’importation de tissus par quelques établissements hospitaliers, notamment l’Hôpital Cheikh Zaid de Rabat et l’Hôpital Cheikh Khalifa de Casablanca, qui maintiennent cette activité grâce à des banques de tissus étrangères. Activité payée en Dollars.
Ce constat révèle une réalité difficile à ignorer :
Le Maroc ne dispose toujours pas d’un véritable programme national de don et de greffe d’organes et de tissus humains. Plusieurs ministres de la Santé se sont succédé. Les discours sur la modernisation du système sanitaire se sont multipliés.
Mais la transplantation, pourtant au cœur de la médecine du XXIᵉ siècle, est restée en marge des priorités. C’est dans ce contexte que l’annonce faite par le CHU Hassan II de Fès à l’occasion de la Journée mondiale du rein, le 12 mars 2026, prend une dimension particulière.
La reprise des activités de greffe rénale dans ce centre universitaire constitue bien plus qu’une information hospitalière. Elle représente un signal d’espoir. La preuve que les compétences existent. Que les équipes sont prêtes. Et que la relance est possible.
Mais la transplantation, pourtant au cœur de la médecine du XXIᵉ siècle, est restée en marge des priorités. C’est dans ce contexte que l’annonce faite par le CHU Hassan II de Fès à l’occasion de la Journée mondiale du rein, le 12 mars 2026, prend une dimension particulière.
La reprise des activités de greffe rénale dans ce centre universitaire constitue bien plus qu’une information hospitalière. Elle représente un signal d’espoir. La preuve que les compétences existent. Que les équipes sont prêtes. Et que la relance est possible.
L’expérience de Fès pourrait devenir un modèle.
Si une volonté politique claire se manifeste, rien n’empêche d’imaginer, dans les dix prochaines années, la mise en place d’un véritable réseau national de transplantation impliquant les douze centres hospitaliers universitaires du Royaume. Un tel objectif n’a rien d’utopique.
Il ne relève pas du rêve technocratique. Il s’agit simplement d’une décision politique, soutenue par une organisation rigoureuse et par une campagne nationale de sensibilisation au don d’organes.
Car derrière chaque greffe réussie, il y a un patient qui échappe à des années de dialyse, un aveugle qui retrouve la lumière, un malade cardiaque qui retrouve le souffle de la vie.
À l’heure où le Maroc revendique une souveraineté sanitaire et ambitionne de devenir un pôle médical régional, il est difficile d’accepter que le Royaume reste à la traîne dans un domaine aussi stratégique.
Dans plusieurs pays arabes, des programmes nationaux de transplantation ont été structurés depuis longtemps. Les greffes de reins, de foie, de cœur et de cornée y sont devenues des pratiques hospitalières régulières.
Il ne relève pas du rêve technocratique. Il s’agit simplement d’une décision politique, soutenue par une organisation rigoureuse et par une campagne nationale de sensibilisation au don d’organes.
Car derrière chaque greffe réussie, il y a un patient qui échappe à des années de dialyse, un aveugle qui retrouve la lumière, un malade cardiaque qui retrouve le souffle de la vie.
À l’heure où le Maroc revendique une souveraineté sanitaire et ambitionne de devenir un pôle médical régional, il est difficile d’accepter que le Royaume reste à la traîne dans un domaine aussi stratégique.
Dans plusieurs pays arabes, des programmes nationaux de transplantation ont été structurés depuis longtemps. Les greffes de reins, de foie, de cœur et de cornée y sont devenues des pratiques hospitalières régulières.
Pendant ce temps, au Maroc, des milliers de patients continuent d’attendre.
La Journée mondiale du rein ne devrait pas être seulement une journée de sensibilisation médicale. Si c'est vraiment le cas, chez nous. Elle devrait être un moment de vérité politique.
Le prochain gouvernement et le prochain ministre de la Santé auront une responsabilité claire : transformer les expériences isolées en une véritable politique nationale de transplantation.
Car au fond, la question n’est ni scientifique ni technique. Les compétences existent. Les infrastructures universitaires aussi. La question est politique. Et il est temps que les partis politiques marocains se saisissent de ce dossier vital.
Par Dr Anwar CHERKAOUI.
Le prochain gouvernement et le prochain ministre de la Santé auront une responsabilité claire : transformer les expériences isolées en une véritable politique nationale de transplantation.
Car au fond, la question n’est ni scientifique ni technique. Les compétences existent. Les infrastructures universitaires aussi. La question est politique. Et il est temps que les partis politiques marocains se saisissent de ce dossier vital.
Par Dr Anwar CHERKAOUI.