Les indicateurs hydrologiques virent au vert, ou du moins s'éloignent du rouge écarlate. Grâce aux récentes précipitations qui ont arrosé le Royaume, le taux de remplissage national des barrages s'établit désormais à 67%. Un chiffre rassurant qui permet d'envisager les mois à venir avec plus de sérénité, sans pour autant crier victoire face au stress hydrique structurel.
Hydrologie : amélioration notable du stock d'eau, mais la vigilance reste de mise
Les dernières données publiées par le ministère de l'Équipement et de l'Eau apportent un soulagement bienvenu : les retenues des barrages nationaux affichent un taux de remplissage moyen de 67%. Ce niveau, nettement supérieur à celui enregistré à la même période lors des années précédentes marquées par une sécheresse sévère, est le résultat direct des pluies abondantes et de la fonte des neiges qui ont alimenté les principaux bassins hydrauliques du pays. Des barrages stratégiques, notamment dans le Nord et le Centre, ont vu leurs réserves se reconstituer de manière spectaculaire.
Cette amélioration a un impact immédiat sur deux fronts vitaux. D'abord, elle sécurise l'approvisionnement en eau potable des grandes agglomérations pour une période confortable, éloignant le spectre des coupures ou des rationnements drastiques. Ensuite, elle offre des perspectives encourageantes pour le secteur agricole. Les dotations en eau pour l'irrigation pourront être ajustées à la hausse, sauvant ainsi des cultures et garantissant une meilleure production nationale, ce qui devrait avoir un effet modérateur sur l'inflation des produits alimentaires.
Cependant, les experts et les responsables politiques appellent à la prudence. Un taux de 67% est une bonne nouvelle conjoncturelle, mais il ne règle pas le problème structurel de la raréfaction de la ressource. Le Maroc reste confronté au changement climatique et à l'irrégularité des pluies. Par conséquent, les projets de dessalement de l'eau de mer, d'interconnexion des bassins et d'économie d'eau ne doivent pas être ralentis par cette embellie temporaire. L'eau reste une ressource précieuse qu'il faut gérer avec rigueur, même lorsque les barrages sont aux deux tiers pleins.
Cette amélioration a un impact immédiat sur deux fronts vitaux. D'abord, elle sécurise l'approvisionnement en eau potable des grandes agglomérations pour une période confortable, éloignant le spectre des coupures ou des rationnements drastiques. Ensuite, elle offre des perspectives encourageantes pour le secteur agricole. Les dotations en eau pour l'irrigation pourront être ajustées à la hausse, sauvant ainsi des cultures et garantissant une meilleure production nationale, ce qui devrait avoir un effet modérateur sur l'inflation des produits alimentaires.
Cependant, les experts et les responsables politiques appellent à la prudence. Un taux de 67% est une bonne nouvelle conjoncturelle, mais il ne règle pas le problème structurel de la raréfaction de la ressource. Le Maroc reste confronté au changement climatique et à l'irrégularité des pluies. Par conséquent, les projets de dessalement de l'eau de mer, d'interconnexion des bassins et d'économie d'eau ne doivent pas être ralentis par cette embellie temporaire. L'eau reste une ressource précieuse qu'il faut gérer avec rigueur, même lorsque les barrages sont aux deux tiers pleins.