SIEL 2026 : “BILA ONWANE”, une rencontre humaine signée Sarah El Boufi


Rédigé par le Mercredi 6 Mai 2026

Au cœur de Rabat, dans l’effervescence du Salon International de l’Édition et du Livre 2026, un moment suspendu a attiré les regards et les émotions ce dimanche 3 mai. L’écrivaine Sarah El Boufi y a présenté son nouvel ouvrage, « Bila Onwan », transformant une simple séance de dédicaces en une véritable expérience humaine et littéraire.



Sous le soleil doux de l’OLM Souissi, le stand de la Région Rabat-Salé-Kénitra s’est vite animé. Ce qui devait être une rencontre classique entre une auteure et ses lecteurs a pris une autre dimension. Très rapidement, une file s’est formée, rassemblant étudiants, professionnels  passionnés de lecture et simples curieux, tous venus avec la même attente : non seulement obtenir un livre signé, mais vivre un échange.


Le titre du roman, Bila Onwan, semble déjà poser une intention : laisser de l’espace au lecteur. Chacun est invité à y projeter ses propres émotions, ses souvenirs, ses silences aussi. Cette idée s’est prolongée dans les échanges directs avec l’auteure, qui a pris le temps de parler, d’écouter et de répondre sans distance, dans une atmosphère simple et sincère.


Au fil des minutes, la séance de dédicace a dépassé le cadre habituel de l’événement littéraire. Elle est devenue un moment de partage, presque intime, où les mots circulaient autant que les regards et les sourires. Certains lecteurs confiaient leurs impressions, d’autres racontaient leur lien personnel à la lecture ou à l’écriture.


Un instant a particulièrement marqué les présents : Sarah El Boufi, souriante, recevant un bouquet de fleurs offert par ses lecteurs et un cadeau de la part du bureau de la Région Rabat-Salé-Kénitra. Une image forte, presque symbolique, qui traduisait à la fois la reconnaissance du public et l’émotion d’une auteure face à l’accueil de son travail.


Dans un contexte où le numérique prend de plus en plus de place, cette rencontre a rappelé une évidence simple mais essentielle : le livre reste un espace de lien humain. Il crée des ponts entre les histoires personnelles, entre les sensibilités, entre les générations.


En quittant le stand, nombreux étaient ceux qui emportaient bien plus qu’un exemplaire dédicacé. Ils repartaient avec une rencontre, un échange, et parfois même une émotion difficile à nommer.


Un moment qui résume l’esprit du SIEL : faire du livre non seulement un objet, mais une rencontre vivante entre les mots et ceux qui les lisent.





Journaliste sportive et militante féministe, lauréate de l'ISIC. Dompteuse de mots, je jongle avec… En savoir plus sur cet auteur
Mercredi 6 Mai 2026
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