Une plateforme internationale de comparaison salariale situe à 6 000 DH par mois la rémunération médiane enregistrée au Maroc. Le chiffre relayé par Bladi correspond à 72 000 dirhams annuels : la moitié des rémunérations de l’échantillon se trouve au-dessous et l’autre moitié au-dessus. Il ne s’agit toutefois pas d’une statistique officielle nationale.
La base consacrée au Maroc ne compte que 125 rémunérations. Les données proviennent d’offres d’emploi, de systèmes de recrutement ainsi que d’informations communiquées par des utilisateurs et entreprises clientes de la plateforme Prosfy. Celle-ci affirme éliminer doublons, valeurs extrêmes et dossiers incomplets, mais certains métiers reposent sur moins de quinze observations.
L’intervalle central présenté est large : la moitié médiane de l’échantillon se situe entre 48 000 et 174 000 dirhams par an. Cette dispersion rappelle qu’un unique montant ne décrit ni les différences de métier et d’expérience, ni les écarts territoriaux, ni les avantages annexes. Il ne doit donc pas être utilisé comme seuil général pour juger toutes les situations professionnelles.
Pour les salariés et recruteurs au Maroc, cet indicateur peut servir de point de comparaison exploratoire, à condition de regarder la taille de l’échantillon et la fonction concernée. Une négociation plus solide doit croiser plusieurs références, dont les données publiques disponibles, les conventions applicables et les caractéristiques du poste. La valeur de rémunération médiane signale une tendance dans une petite base privée, pas le salaire de l’ensemble des actifs marocains.