Le chiffre oblige à regarder la réalité en face : selon les données présentées par le ministère de la Santé, quelque 6,5 millions de Marocains vivent avec un trouble de santé mentale, dont environ deux millions d’enfants et de jeunes. Plus préoccupant encore, 85 % des personnes concernées n’auraient pas accès aux soins dont elles ont besoin. C’est dans ce contexte que le Maroc a lancé, le 3 septembre à Rabat, son Plan Santé Mentale 2030, doté de près de 4 milliards de dirhams.
Sur le papier, le changement d’échelle est réel. Le nombre de lits psychiatriques doit passer de 2.466 à environ 4.728, celui des hôpitaux psychiatriques de 10 à 17 et les structures intermédiaires de quatre à 24. Le plan prévoit également une hausse spectaculaire du nombre de psychologues dans le public, aujourd’hui extrêmement faible.
La vraie question commence maintenant : les crédits annoncés produiront-ils suffisamment de professionnels, de structures locales et de parcours de soins pour sortir la santé mentale de son statut de parent pauvre de la santé publique ? Le plan est ambitieux. Son exécution sera le véritable test.
Sur le papier, le changement d’échelle est réel. Le nombre de lits psychiatriques doit passer de 2.466 à environ 4.728, celui des hôpitaux psychiatriques de 10 à 17 et les structures intermédiaires de quatre à 24. Le plan prévoit également une hausse spectaculaire du nombre de psychologues dans le public, aujourd’hui extrêmement faible.
La vraie question commence maintenant : les crédits annoncés produiront-ils suffisamment de professionnels, de structures locales et de parcours de soins pour sortir la santé mentale de son statut de parent pauvre de la santé publique ? Le plan est ambitieux. Son exécution sera le véritable test.