Un cinquième mandat dans un climat contesté
Au pouvoir depuis plus de quarante ans cumulés, Denis Sassou Nguesso prolonge son règne à la tête du Congo-Brazzaville. Selon le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou, le chef de l’État a obtenu plus de 2,5 millions de voix, avec un taux de participation annoncé à 84,65 %.
Cependant, le scrutin est marqué par de fortes contestations. L’opposition, qui boycottait en grande partie l’élection, dénonce des conditions non transparentes et remet en cause la crédibilité des résultats. Comme lors des précédentes élections depuis 2002, les résultats sont contestés par ses adversaires politiques.
Un vote sous haute tension
Le jour du scrutin, les autorités ont imposé des mesures strictes : coupure d’Internet, circulation interdite et commerces fermés. Des forces de sécurité ont été massivement déployées dans la capitale Brazzaville, où une faible affluence a été observée dans les bureaux de vote.
Cette situation rappelle la présidentielle de 2021, déjà marquée par des restrictions similaires. L’absence d’observations indépendantes et la coupure du réseau rendent difficile toute vérification du taux réel de participation à l’échelle nationale.
Une succession déjà en question
Malgré cette victoire, l’avenir politique du pays reste incertain. La Constitution empêche en principe Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2031, posant la question de sa succession. Le président a évoqué un possible renouvellement générationnel, affirmant que « le tour des jeunes viendra », sans désigner de successeur.