Le Maroc s’inscrit précisément dans cette zone intermédiaire.
Avec 58 millions de dollars levés en 2025, le pays recule à la 7e place, contre 70 millions et une 5e place en 2024. Mais ce chiffre, pris isolément, ne dit pas l’essentiel. 58 millions de dollars, c’est environ 550 millions de dirhams.
C’est, à titre d’exemple, l’équivalent d’un programme immobilier de 200 à 300 logements à Casablanca ou Rabat, ou d’un hôtel de taille moyenne.
Autrement dit, toute une année de financement des start-ups marocaines équivaut à un seul projet immobilier structurant. Wald Maâlam commence toujours par là : remettre les chiffres à l’échelle du réel. Il ne regarde pas les montants levés.
Il regarde ce que ces montants construisent. Et sa première conclusion est simple : le problème du Maroc n’est pas seulement un manque de financement, c’est un problème de structuration.
Car dans un atelier, on n’accumule pas les outils pour les regarder. On les organise pour produire. Aujourd’hui, une partie du financement des start-ups fonctionne comme une juxtaposition d’initiatives. Des projets se créent, lèvent, disparaissent parfois, sans laisser de trace structurante.
C’est, à titre d’exemple, l’équivalent d’un programme immobilier de 200 à 300 logements à Casablanca ou Rabat, ou d’un hôtel de taille moyenne.
Autrement dit, toute une année de financement des start-ups marocaines équivaut à un seul projet immobilier structurant. Wald Maâlam commence toujours par là : remettre les chiffres à l’échelle du réel. Il ne regarde pas les montants levés.
Il regarde ce que ces montants construisent. Et sa première conclusion est simple : le problème du Maroc n’est pas seulement un manque de financement, c’est un problème de structuration.
Car dans un atelier, on n’accumule pas les outils pour les regarder. On les organise pour produire. Aujourd’hui, une partie du financement des start-ups fonctionne comme une juxtaposition d’initiatives. Des projets se créent, lèvent, disparaissent parfois, sans laisser de trace structurante.
Wald Maâlam refuse cette logique.
Pour lui, chaque dirham doit laisser une empreinte. Il ne pense pas en termes de start-ups isolées, mais en termes d’écosystèmes.
Dans sa logique, 58 millions de dollars ne doivent pas financer 50 projets dispersés, mais structurer des chaînes de valeur complètes. Il raisonne comme dans un atelier de médina : on ne crée pas un métier sans former l’artisan, sans organiser l’approvisionnement, sans penser le client, sans transmettre le savoir. Appliqué à l’innovation, cela change tout.
Wald Maâlam proposerait cinq leviers concrets pour transformer ce manque en avantage.
Le premier levier est la concentration stratégique sur des secteurs à fort impact : santé, agriculture, éducation, services publics.
Le deuxième levier est l’infrastructure partagée. Aucune start-up ne peut, seule, financer des capacités de calcul ou des plateformes de données.
Le troisième levier est l’ancrage territorial, pour rapprocher l’innovation des besoins réels.
Le quatrième levier est la formation par la pratique, fondée sur des projets concrets.
Le cinquième levier est la frugalité : faire mieux avec moins. Dans cette approche, la faiblesse apparente devient une force. 58 millions de dollars peuvent rester un indicateur de retard ou devenir le point de départ d’un modèle différent.
Dans sa logique, 58 millions de dollars ne doivent pas financer 50 projets dispersés, mais structurer des chaînes de valeur complètes. Il raisonne comme dans un atelier de médina : on ne crée pas un métier sans former l’artisan, sans organiser l’approvisionnement, sans penser le client, sans transmettre le savoir. Appliqué à l’innovation, cela change tout.
Wald Maâlam proposerait cinq leviers concrets pour transformer ce manque en avantage.
Le premier levier est la concentration stratégique sur des secteurs à fort impact : santé, agriculture, éducation, services publics.
Le deuxième levier est l’infrastructure partagée. Aucune start-up ne peut, seule, financer des capacités de calcul ou des plateformes de données.
Le troisième levier est l’ancrage territorial, pour rapprocher l’innovation des besoins réels.
Le quatrième levier est la formation par la pratique, fondée sur des projets concrets.
Le cinquième levier est la frugalité : faire mieux avec moins. Dans cette approche, la faiblesse apparente devient une force. 58 millions de dollars peuvent rester un indicateur de retard ou devenir le point de départ d’un modèle différent.
Un modèle où la performance se mesure en impact réel, en création de valeur locale et en souveraineté numérique.
Wald Maâlam ne cherche pas à rattraper les autres. Il cherche à construire autrement. Et c’est peut-être là que se trouve, pour le Maroc, le véritable avantage stratégique.
Par Dr Az-Eddine Bennani.
Par Dr Az-Eddine Bennani.