Le premier épisode de l’adaptation animée de «Steel Ball Run» a été diffusé vendredi 21 mars 2026 sur Netflix. En quarante-sept minutes, David Production démontre que les vingt-deux ans d’attente valaient chaque seconde.
Septième partie de «JoJo’s Bizarre Adventure», l’œuvre d’Hirohiko Araki a débuté en 2004 dans le Weekly Shōnen Jump avant de passer à Ultra Jump en 2005. Achevée en 2011 et compilée dans les tomes 81 à 104, elle est disponible en français chez Delcourt/Tonkam depuis 2013.
L’intrigue s’ouvre le 23 septembre 1890: le Steel Ball Run est une course de chevaux transcontinentale, de San Diego à New York, sur plus de 6 400 km, pour 50 000 000 de dollars de récompense. Les concurrents, aux motivations variées, y croisent deux figures centrales: Gyro Zeppeli, cavalier mystérieux maniant d’étranges sphères d’acier, et Johnny Joestar, jeune jockey handicapé que la rencontre avec Gyro arrachera à son fauteuil et placera sur la voie de l’âge adulte. Considéré par beaucoup comme le sommet de l’œuvre d’Araki, ce projet d’adaptation parmi les plus redoutés livre un épisode inaugural couvrant tout le premier volume (chapitres 1 à 11) qui tient ses promesses.
Un pari visuel remporté haut la main
La question technique majeure tenait à l’animation des chevaux. David Production opte résolument pour la CGI, et le choix paye: les montures en synthèse atteignent une qualité qui brouille souvent la frontière avec la 2D traditionnelle, prouesse rare dans l’industrie. Le véritable feu d’artifice visuel se trouve toutefois dans les Steel Balls et leur Rotation (Spin): traînées lumineuses élégantes, lisibilité impeccable, effets somptueux qui justifient un budget manifestement concentré sur ces moments. Le design de Johnny Joestar, adouci et humanisé par rapport aux premières planches, gagne en impact dès l’apparition.
Une bande-son entre hommage et identité propre
Le thème principal s’impose d’emblée, véritable morceau de bravoure, au prix d’une répétition peut-être excessive, entendu près d’une dizaine de fois. Plus inspirée encore, la continuité sonore avec les parties antérieures: le son de la Rotation évoque l’Onde (Hamon), créant un pont symbolique entre origines et renouveau. Les clins d’œil abondent: le thème de Muhammad Avdol réapparaît pour Urmut Abdul, doublé par le même seiyū; Diego Brando hérite du bruitage de l’arrêt du temps de «The World» et d’un remix du thème de DIO.
Un montage au galop, quelques sacrifices assumés
Les 47 minutes filent avec une fluidité déconcertante. Pour maintenir cet élan, des coupes s’imposent: passé de Sandman réduit, disparition du gag des mini-chevaux de Steven Steel, accélération sur l’histoire de Johnny. Des choix discutables mais cohérents avec l’objectif de propulsion narrative. Pas de génériques d’ouverture ni de fin, pas de Stand visible (seule la voix de Hey Ya! se fait entendre): la course et le Spin monopolisent l’écran. Un parti pris fort et pertinent.
Des zones d’ombre et une attente
Funny Valentine, antagoniste majeur, n’apparaît pas encore: son entrée reste à venir. Plus incertain pour les fans, le calendrier Netflix: diffusion hebdomadaire ou par blocs? La plateforme n’a pas clarifié sa stratégie, laissant planer le doute.
Reçu comme un «chef-d’œuvre», «peak fiction» pour la communauté, ce premier épisode condense l’introduction foisonnante du manga tout en imposant une identité visuelle nette. «Steel Ball Run» semble lancé pour offrir l’adaptation espérée depuis 2004.
La course ne fait que commencer et promet d’être mémorable.
Septième partie de «JoJo’s Bizarre Adventure», l’œuvre d’Hirohiko Araki a débuté en 2004 dans le Weekly Shōnen Jump avant de passer à Ultra Jump en 2005. Achevée en 2011 et compilée dans les tomes 81 à 104, elle est disponible en français chez Delcourt/Tonkam depuis 2013.
L’intrigue s’ouvre le 23 septembre 1890: le Steel Ball Run est une course de chevaux transcontinentale, de San Diego à New York, sur plus de 6 400 km, pour 50 000 000 de dollars de récompense. Les concurrents, aux motivations variées, y croisent deux figures centrales: Gyro Zeppeli, cavalier mystérieux maniant d’étranges sphères d’acier, et Johnny Joestar, jeune jockey handicapé que la rencontre avec Gyro arrachera à son fauteuil et placera sur la voie de l’âge adulte. Considéré par beaucoup comme le sommet de l’œuvre d’Araki, ce projet d’adaptation parmi les plus redoutés livre un épisode inaugural couvrant tout le premier volume (chapitres 1 à 11) qui tient ses promesses.
Un pari visuel remporté haut la main
La question technique majeure tenait à l’animation des chevaux. David Production opte résolument pour la CGI, et le choix paye: les montures en synthèse atteignent une qualité qui brouille souvent la frontière avec la 2D traditionnelle, prouesse rare dans l’industrie. Le véritable feu d’artifice visuel se trouve toutefois dans les Steel Balls et leur Rotation (Spin): traînées lumineuses élégantes, lisibilité impeccable, effets somptueux qui justifient un budget manifestement concentré sur ces moments. Le design de Johnny Joestar, adouci et humanisé par rapport aux premières planches, gagne en impact dès l’apparition.
Une bande-son entre hommage et identité propre
Le thème principal s’impose d’emblée, véritable morceau de bravoure, au prix d’une répétition peut-être excessive, entendu près d’une dizaine de fois. Plus inspirée encore, la continuité sonore avec les parties antérieures: le son de la Rotation évoque l’Onde (Hamon), créant un pont symbolique entre origines et renouveau. Les clins d’œil abondent: le thème de Muhammad Avdol réapparaît pour Urmut Abdul, doublé par le même seiyū; Diego Brando hérite du bruitage de l’arrêt du temps de «The World» et d’un remix du thème de DIO.
Un montage au galop, quelques sacrifices assumés
Les 47 minutes filent avec une fluidité déconcertante. Pour maintenir cet élan, des coupes s’imposent: passé de Sandman réduit, disparition du gag des mini-chevaux de Steven Steel, accélération sur l’histoire de Johnny. Des choix discutables mais cohérents avec l’objectif de propulsion narrative. Pas de génériques d’ouverture ni de fin, pas de Stand visible (seule la voix de Hey Ya! se fait entendre): la course et le Spin monopolisent l’écran. Un parti pris fort et pertinent.
Des zones d’ombre et une attente
Funny Valentine, antagoniste majeur, n’apparaît pas encore: son entrée reste à venir. Plus incertain pour les fans, le calendrier Netflix: diffusion hebdomadaire ou par blocs? La plateforme n’a pas clarifié sa stratégie, laissant planer le doute.
Reçu comme un «chef-d’œuvre», «peak fiction» pour la communauté, ce premier épisode condense l’introduction foisonnante du manga tout en imposant une identité visuelle nette. «Steel Ball Run» semble lancé pour offrir l’adaptation espérée depuis 2004.
La course ne fait que commencer et promet d’être mémorable.