La SweetCott, une mandarine développée au Maroc, a obtenu une protection variétale définitive dans l’Union européenne. Le titre, accordé le 7 septembre, restera valable jusqu’au 31 décembre 2056 et encadrera la multiplication ainsi que la commercialisation des plants sur le marché européen.
Cette protection a été attribuée à NadorCott Protection, qui gère déjà les droits de la Nadorcott. Elle ne constitue pas une indication géographique garantissant l’origine marocaine de chaque fruit vendu. Il s’agit d’un droit de propriété intellectuelle sur une variété végétale, qui impose l’autorisation du détenteur pour reproduire ou commercialiser les plants dans l’Union européenne.
Avant la décision, une unité technique rattachée à l’Institut valencien de recherches agricoles a examiné la variété pendant plusieurs cycles de culture. Les essais visaient à vérifier sa distinction, son homogénéité et la stabilité de ses caractéristiques. La SweetCott se distingue notamment par une maturité tardive et une période de commercialisation annoncée de février à mai.
Pour la filière agrumicole au Maroc, cette décision peut soutenir la valorisation de la sélection variétale et mieux sécuriser les investissements consacrés à la recherche. Elle ne garantit toutefois ni volumes de vente ni revenus futurs. L’effet concret dépendra de la qualité des fruits, des autorisations accordées, de la demande et de la capacité des producteurs marocains à intégrer cette innovation dans une offre compétitive et durable d’agrumes marocains.