Tétouan : un hôpital neuf peut-il fonctionner avec des tensions déjà anciennes ?


Le nouveau Centre hospitalier régional des spécialités de Tétouan avait ouvert ses services début juin 2026 avec une promesse importante : 380 lits, plus de 400 professionnels mobilisés et une capacité théorique de prise en charge couvrant plus de 1,5 million d'habitants. L'investissement annoncé dépasse 805 millions de dirhams.



Quelques semaines plus tard, le tableau paraît nettement moins serein. Des représentants du personnel dénoncent une ouverture précipitée, des effectifs jugés insuffisants et le transfert de certains équipements considérés comme anciens.

 
Un mouvement de protestation à durée indéterminée a également été annoncé, selon des informations de presse qui restent à confronter aux explications détaillées de l'administration hospitalière et du ministère.
 
Cette crise naissante rappelle une évidence : un bâtiment moderne ne soigne personne tout seul. Il faut des médecins, des infirmiers, des techniciens, des médicaments, des circuits administratifs clairs et une organisation capable d'absorber les urgences.
 
L'infrastructure est visible. Le fonctionnement quotidien l'est beaucoup moins, jusqu'au moment où il se dérègle.
 
La région avait besoin de cet établissement pour réduire la pression sur les autres structures et rapprocher les soins spécialisés des habitants. Une longue confrontation sociale risquerait donc de fragiliser une offre sanitaire attendue depuis des années.
 
Il faut désormais sortir du duel entre communication institutionnelle et dénonciation syndicale. Un état des lieux transparent sur les effectifs, les équipements et les services réellement opérationnels permettrait de rétablir les faits.
 
Un hôpital neuf mérite mieux qu'une inauguration suivie d'une crise. Les patients, surtout, n'ont pas à payer le prix d'un démarrage mal préparé.

Mardi 14 Juillet 2026



Rédigé par L'ODJ Média le Mardi 14 Juillet 2026
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