Un chef d'accusation inédit
Le collectif Algos Victima avance un argument juridique original : le délit d'abus de faiblesse. Une notion jusque-là réservée aux affaires d'escroquerie ou de manipulation sectaire, que l'avocate Laure Boutron-Marmion souhaite désormais appliquer à une plateforme numérique. L'idée est simple mais radicale : si une application exploite sciemment la fragilité psychologique de mineurs pour maximiser leur temps de connexion, elle commet un abus caractérisé.
Le parquet de Paris enquête depuis l'automne 2025 pour « propagande de moyens de se donner la mort ». Une commission parlementaire dirigée par Laure Miller avait déjà qualifié TikTok d'« océan de contenus néfastes ». Selon les familles, le défilement infini couplé aux recommandations ultra-personnalisées enfonce les adolescents vulnérables dans une « boucle de plus en plus sombre ». L'avocate va loin : « moins d'une heure par jour » de scrolling suffirait à dégrader la santé mentale d'un mineur.
Le parquet de Paris enquête depuis l'automne 2025 pour « propagande de moyens de se donner la mort ». Une commission parlementaire dirigée par Laure Miller avait déjà qualifié TikTok d'« océan de contenus néfastes ». Selon les familles, le défilement infini couplé aux recommandations ultra-personnalisées enfonce les adolescents vulnérables dans une « boucle de plus en plus sombre ». L'avocate va loin : « moins d'une heure par jour » de scrolling suffirait à dégrader la santé mentale d'un mineur.
TikTok sur la défensive
La plateforme rejette les accusations et met en avant plus de cinquante fonctionnalités de sécurité déployées ces dernières années. Ses avocats défendent une application responsable et engagée. Mais Laure Boutron-Marmion conteste point par point : jamais, affirme-t-elle, TikTok n'aurait modifié son algorithme fondamental. Les garde-fous ne seraient que du vernis.
En parallèle, une procédure civile se déroule à Créteil — première plainte européenne déposée en septembre 2023. Le gouvernement français envisage d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée 2026. L'Assemblée nationale a voté le texte ; le Sénat l'a amendé, proposant que seuls les réseaux « nuisibles » soient visés. L'arbitrage final attend encore le feu vert de Bruxelles.
Derrière le prétoire et les arguments juridiques, il y a des mères et des pères qui ont perdu leurs enfants. Ce que cette affaire met en jeu, ce n'est pas seulement la responsabilité d'une application : c'est la question de ce que nos sociétés permettent aux plateformes de faire avec l'attention des plus fragiles.
En parallèle, une procédure civile se déroule à Créteil — première plainte européenne déposée en septembre 2023. Le gouvernement français envisage d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès la rentrée 2026. L'Assemblée nationale a voté le texte ; le Sénat l'a amendé, proposant que seuls les réseaux « nuisibles » soient visés. L'arbitrage final attend encore le feu vert de Bruxelles.
Derrière le prétoire et les arguments juridiques, il y a des mères et des pères qui ont perdu leurs enfants. Ce que cette affaire met en jeu, ce n'est pas seulement la responsabilité d'une application : c'est la question de ce que nos sociétés permettent aux plateformes de faire avec l'attention des plus fragiles.