La réponse est oui, mais de manière indirecte. Le printemps ne “crée” pas plus de maladies, mais il réunit des conditions idéales pour la prolifération des vecteurs, c’est-à-dire les organismes qui transmettent des agents infectieux.
Les tiques, comme Ixodes ricinus, deviennent beaucoup plus actives dès que les températures remontent et que l’humidité augmente. On les retrouve davantage dans les herbes hautes, les forêts ou les zones rurales. Leur activité est particulièrement importante au printemps et en début d’été, car c’est la période où elles cherchent à se nourrir.
Le principal risque associé aux tiques est la transmission de maladies comme la maladie de Lyme. Cette maladie peut provoquer des symptômes variés, allant d’une simple fatigue à des douleurs articulaires ou neurologiques si elle n’est pas traitée à temps.
Du côté des moustiques, comme Aedes aegypti, leur développement dépend fortement de la chaleur et des eaux stagnantes. Le printemps marque souvent le début de leur cycle de reproduction, surtout dans les régions où les températures commencent à monter. Plus il fait chaud et humide, plus leur population augmente rapidement.
Ces moustiques peuvent transmettre plusieurs maladies vectorielles, comme la dengue, le chikungunya ou le virus du Nil occidental (West Nile). Le risque dépend beaucoup des régions, de la présence des virus et des conditions climatiques locales.
Le printemps agit donc comme une période de transition : les températures deviennent suffisamment favorables pour que les tiques et les moustiques deviennent actifs, mais les pics de risque surviennent souvent en fin de printemps et en été, lorsque chaleur et humidité sont combinées.
Il est aussi important de comprendre que l’augmentation du risque ne dépend pas uniquement de la saison, mais aussi des changements environnementaux : urbanisation, réchauffement climatique, déplacements des populations de vecteurs et modification des habitats naturels.
En pratique, quelques gestes simples permettent de réduire l’exposition : porter des vêtements couvrants dans la nature, utiliser des répulsifs, inspecter son corps après une balade en zone verte pour les tiques, et éviter les eaux stagnantes autour des habitations pour limiter les moustiques.
Ainsi, oui, le printemps marque bien une période où le risque de maladies vectorielles commence à augmenter, non pas parce que les maladies apparaissent, mais parce que les vecteurs deviennent plus actifs et plus nombreux.