La direction de Stellantis a confirmé un virage majeur pour l'usine de Poissy, qui abandonnera l'assemblage de voitures d'ici fin 2028 au profit de quatre nouvelles activités industrielles. Avec une réduction des effectifs ouvriers de 1.580 à 1.000 via des départs naturels ou volontaires, le syndicat Sud appelle à la grève le 23 avril pour défendre les emplois.
Syndicats en alerte : Appel à la grève le 23 avril.
La réduction des effectifs ouvriers, passant de 1.580 à 1.000, est présentée comme indolore : "via des départs naturels ou des mesures individuelles basées sur le volontariat", selon les déclarations officielles. Pas de plan social massif, promet le groupe, qui mise sur des reconversions internes et des partenariats avec des organismes comme Pôle Emploi. Des rapports confirment que Stellantis investira 200 millions d'euros dans ces nouvelles activités, visant à créer 500 postes qualifiés d'ici 2030. Cela pourrait booster l'économie locale, Poissy étant un pilier industriel des Yvelines avec un impact sur des milliers de sous-traitants.
Pourtant, les syndicats ne décolèrent pas. Sud, majoritaire sur le site, appelle à une grève le 23 avril 2026, craignant des pertes d'emplois déguisées. "C'est la fermeture programmée", dénonce un communiqué de FTM-CGT, qui organise des meetings depuis mars pour informer les salariés. Des analystes soulignent l'inquiétude des employés, dont beaucoup ont plus de 20 ans d'ancienneté, face à une reconversion incertaine dans un contexte de chômage en hausse en France (7,5 % en 2026 selon l'INSEE). Historiquement, Poissy a connu des grèves massives, comme en 2013 lors de la fermeture partielle d'Aulnay-sous-Bois, et les syndicats exigent des garanties fermes.
En profondeur, ce virage reflète les défis de l'industrie automobile européenne : pression environnementale avec l'interdiction des moteurs thermiques en 2035, et concurrence de Tesla ou BYD. Stellantis, avec 14 marques et 300.000 employés mondiaux, a vu son chiffre d'affaires grimper à 190 milliards d'euros en 2025, mais Poissy symbolise les sacrifices locaux. Des experts estiment que sans cette mutation, l'usine risquait la fermeture totale. La grève du 23 avril pourrait mobiliser des milliers, potentiellement étendue à d'autres sites comme Sochaux. Au final, ce tournant stratégique teste la résilience sociale de l'industrie française, entre innovation et préservation des emplois.
Et si cette fermeture profitait à d'autres horizons ? Le Maroc, où Stellantis opère des usines à Kenitra et Casablanca, pourrait en bénéficier. Avec des coûts de production inférieurs et un accord de libre-échange avec l'UE, le royaume chérifien a vu Stellantis investir 550 millions d'euros en 2025 pour doubler la capacité de Kenitra à 400.000 véhicules par an, selon des rapports de Reuters et Automotive News. Des analystes de Bloomberg suggèrent que des relocalisations partielles de productions européennes vers le Maroc pourraient absorber une partie des volumes de Poissy, créant des emplois locaux et renforçant l'export vers l'Europe. Cependant, rien n'est confirmé par la direction, qui évoque une stratégie globale sans lien direct. Reste à voir si cette mutation française boostera l'essor industriel marocain, illustrant les dynamiques de la mondialisation automobile.
Pourtant, les syndicats ne décolèrent pas. Sud, majoritaire sur le site, appelle à une grève le 23 avril 2026, craignant des pertes d'emplois déguisées. "C'est la fermeture programmée", dénonce un communiqué de FTM-CGT, qui organise des meetings depuis mars pour informer les salariés. Des analystes soulignent l'inquiétude des employés, dont beaucoup ont plus de 20 ans d'ancienneté, face à une reconversion incertaine dans un contexte de chômage en hausse en France (7,5 % en 2026 selon l'INSEE). Historiquement, Poissy a connu des grèves massives, comme en 2013 lors de la fermeture partielle d'Aulnay-sous-Bois, et les syndicats exigent des garanties fermes.
En profondeur, ce virage reflète les défis de l'industrie automobile européenne : pression environnementale avec l'interdiction des moteurs thermiques en 2035, et concurrence de Tesla ou BYD. Stellantis, avec 14 marques et 300.000 employés mondiaux, a vu son chiffre d'affaires grimper à 190 milliards d'euros en 2025, mais Poissy symbolise les sacrifices locaux. Des experts estiment que sans cette mutation, l'usine risquait la fermeture totale. La grève du 23 avril pourrait mobiliser des milliers, potentiellement étendue à d'autres sites comme Sochaux. Au final, ce tournant stratégique teste la résilience sociale de l'industrie française, entre innovation et préservation des emplois.
Et si cette fermeture profitait à d'autres horizons ? Le Maroc, où Stellantis opère des usines à Kenitra et Casablanca, pourrait en bénéficier. Avec des coûts de production inférieurs et un accord de libre-échange avec l'UE, le royaume chérifien a vu Stellantis investir 550 millions d'euros en 2025 pour doubler la capacité de Kenitra à 400.000 véhicules par an, selon des rapports de Reuters et Automotive News. Des analystes de Bloomberg suggèrent que des relocalisations partielles de productions européennes vers le Maroc pourraient absorber une partie des volumes de Poissy, créant des emplois locaux et renforçant l'export vers l'Europe. Cependant, rien n'est confirmé par la direction, qui évoque une stratégie globale sans lien direct. Reste à voir si cette mutation française boostera l'essor industriel marocain, illustrant les dynamiques de la mondialisation automobile.