Trottinettes électriques : le Maroc tente de rattraper un usage déjà installé




Les trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisés sont désormais appelés à entrer plus clairement dans le Code de la route marocain. Le décret adopté par le gouvernement prévoit une définition spécifique de ces véhicules, une vitesse limitée à vingt-cinq kilomètres par heure et des restrictions de circulation sur certains axes.
  Cette mise à jour était devenue nécessaire. Dans les rues de Casablanca, Rabat, Marrakech ou Tanger, les trottinettes ont conquis l'espace urbain avant que les règles ne suivent.
  Elles sont pratiques, peu coûteuses, silencieuses et adaptées aux courtes distances. Mais elles circulent aussi parfois sur les trottoirs, à contresens, sans équipements de sécurité, au milieu des piétons.
  Le sujet ne se résume pas à sanctionner. La micro-mobilité peut devenir un outil utile pour désengorger les centres-villes, réduire les petits trajets en voiture et faciliter les déplacements des étudiants ou des salariés. Encore faut-il penser les infrastructures : pistes sécurisées, zones de stationnement, signalisation, sensibilisation et partage de l'espace public.
  Le Maroc a souvent tendance à réglementer après l'explosion d'un usage. C'est ce qui se produit ici.
  Le danger serait de créer un cadre juridique sans donner aux villes les moyens de l'appliquer. Une trottinette limitée à vingt-cinq kilomètres par heure ne devient pas sûre par magie lorsque la chaussée est impraticable et que les trottoirs sont saturés.
  La règle est indispensable. Mais elle doit être accompagnée d'une vraie politique de mobilité urbaine. Sinon, les trottinettes resteront coincées entre l'innovation et le désordre.

Mercredi 1 Juillet 2026



Rédigé par La rédaction le Mercredi 1 Juillet 2026
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