Une trêve prolongée sous pression militaire
En vigueur depuis le 17 avril, la trêve devait initialement expirer dimanche. Elle est finalement étendue, offrant un répit relatif après un conflit qui a causé plus de 2.400 morts et un million de déplacés au Liban depuis début mars.
La décision intervient à l’issue d’une réunion entre représentants israéliens et libanais à Washington. Dans la foulée, Donald Trump a assuré que les États-Unis allaient coopérer avec Beyrouth pour l’aider à se protéger face au Hezbollah.
Sur le terrain, la situation reste instable. Le Hezbollah poursuit ses opérations dans le sud du Liban, tandis qu’Israël continue ses frappes pour établir une zone tampon. Des tirs de roquettes ont encore visé le nord d’Israël en réponse à ce que le mouvement chiite décrit comme des violations du cessez-le-feu.
Des signaux diplomatiques encore fragiles
Malgré les tensions, Donald Trump affirme s’attendre à une rencontre entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun « dans les semaines à venir ». Une perspective qui reste incertaine à ce stade.
En parallèle, la question libanaise doit être abordée lors d’un sommet européen prévu vendredi à Chypre, réunissant plusieurs dirigeants de la région. L’objectif est de maintenir un dialogue actif autour du conflit et d’éviter une nouvelle escalade.
L’Iran, point mort des négociations
À l’inverse, aucun progrès n’est enregistré sur le dossier iranien. Une première session de discussions tenue le 11 avril s’est soldée par un échec, et le second round prévu a été reporté sans échéance.
Washington évoque des divisions internes à Téhéran pour expliquer ce blocage. Dans le même temps, la pression militaire se renforce avec l’arrivée d’un troisième porte-avions américain dans la région, tandis qu’Israël se dit prêt à reprendre les frappes.
La guerre, déclenchée fin février, continue de peser sur l’économie mondiale. Le trafic est interrompu dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitaient 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Les prix restent sous tension, avec un WTI au-dessus de 97 dollars et un Brent proche de 107 dollars.
Un équilibre précaire à surveiller
La prolongation de la trêve au Liban apporte un répit temporaire, sans régler les causes profondes du conflit. En parallèle, l’absence d’avancée avec l’Iran maintient une forte incertitude régionale.
Les prochains jours seront déterminants, entre initiatives diplomatiques attendues et risque persistant de reprise des hostilités.