Les chiffres récemment relayés sont préoccupants. Le pays a enregistré plus de 33.000 cas en 2025, avec une incidence annoncée autour de 91 cas pour 100.000 habitants. Plus troublant encore, 53 % des nouveaux cas concernent des formes extra-pulmonaires. Cela signifie que la tuberculose ne se résume pas à l’image classique d’une affection strictement respiratoire. Elle se déplace, se complique, se dissimule parfois derrière d’autres symptômes. Et cela rend le diagnostic plus exigeant, donc plus tardif dans certains parcours de soins.
Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a engagé un plan stratégique 2024-2030 visant notamment une baisse de 60 % de la mortalité et de 35 % de l’incidence à l’horizon 2030. L’objectif est sérieux. Il reconnaît implicitement qu’on n’est pas face à un reliquat sanitaire en voie d’extinction, mais à un problème de santé publique encore vivant, traversé par des facteurs sociaux profonds : précarité, promiscuité, retard de recours aux soins, vulnérabilités immunitaires, parfois mauvaise information. La tuberculose est aussi un marqueur social. C’est ce qui la rend politiquement moins commode.
Il y a, derrière ces données, une leçon plus large pour le Maroc de 2026. Un pays peut investir dans la haute technologie, parler IA, cloud, industrie et souveraineté numérique, tout en restant confronté à des batailles sanitaires anciennes. Les deux réalités coexistent. Et c’est précisément cette coexistence qui oblige à ne pas hiérarchiser trop vite les urgences. Une tuberculose mal combattue coûte en vies, en productivité, en charges médicales, en vulnérabilité sociale, bien au-delà du seul secteur hospitalier.
Le sujet demande moins de discours commémoratif que de continuité opérationnelle : dépistage, suivi, adhésion au traitement, vigilance clinique, travail de proximité. Car quand une maladie reste là malgré les plans, il faut parfois accepter une vérité peu glamour : le problème n’est plus la connaissance, mais l’exécution.
Le ministère de la Santé et de la Protection sociale a engagé un plan stratégique 2024-2030 visant notamment une baisse de 60 % de la mortalité et de 35 % de l’incidence à l’horizon 2030. L’objectif est sérieux. Il reconnaît implicitement qu’on n’est pas face à un reliquat sanitaire en voie d’extinction, mais à un problème de santé publique encore vivant, traversé par des facteurs sociaux profonds : précarité, promiscuité, retard de recours aux soins, vulnérabilités immunitaires, parfois mauvaise information. La tuberculose est aussi un marqueur social. C’est ce qui la rend politiquement moins commode.
Il y a, derrière ces données, une leçon plus large pour le Maroc de 2026. Un pays peut investir dans la haute technologie, parler IA, cloud, industrie et souveraineté numérique, tout en restant confronté à des batailles sanitaires anciennes. Les deux réalités coexistent. Et c’est précisément cette coexistence qui oblige à ne pas hiérarchiser trop vite les urgences. Une tuberculose mal combattue coûte en vies, en productivité, en charges médicales, en vulnérabilité sociale, bien au-delà du seul secteur hospitalier.
Le sujet demande moins de discours commémoratif que de continuité opérationnelle : dépistage, suivi, adhésion au traitement, vigilance clinique, travail de proximité. Car quand une maladie reste là malgré les plans, il faut parfois accepter une vérité peu glamour : le problème n’est plus la connaissance, mais l’exécution.