Une décision unilatérale qui choque
La Commission Européenne a décidé de mettre en œuvre temporairement l’accord avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, malgré l’absence de vote du Parlement européen. Le président français a dénoncé une lourde responsabilité : « Pour la France c’est une surprise, et une mauvaise surprise. Et pour le Parlement européen, c’est une mauvaise manière. » Cette décision intervient alors que l’accord était suspendu suite à des réserves françaises, notamment sur les importations de produits agricoles.
Les agriculteurs montent au créneau
Les réactions sont vives côté agricole. Arnaud Rousseau, Président de la FNSEA, affirme que la présidente de la Commission Européenne « s’assoit sur le Parlement et sur la Cour de justice de l’Union européenne ». Pour Pierrick Horel, président des Jeunes Agriculteurs, il s’agit d’un « petit séisme en Europe », appelant à une réaction du secteur. D’autres syndicats, comme la Coordination rurale et la Confédération paysanne, dénoncent une « trahison » et alertent sur un renforcement du pouvoir de la Commission au détriment du Parlement.
Macron promet de défendre les producteurs européens
Le président a souligné son engagement à faire respecter les règles encadrant les échanges agricoles : « Nous serons intraitables sur le respect de ces règles », afin d’éviter que les importations soient favorisées au détriment de la production locale, qu’il qualifie de « criminelle pour la souveraineté européenne ».