L'UM6P et la Fédération des industries culturelles et créatives ont lancé les « Creative Morocco Dialogues », avec la participation de plusieurs partenaires, dont l'IFC et l'UNESCO. Le rendez-vous entend placer la création culturelle dans le débat économique, ce qui est nécessaire. Trop souvent, la culture est célébrée dans les discours puis oubliée lorsqu'il faut parler de crédit, de garanties et de modèles de revenus.
Les données avancées lors de l'événement attribuent aux industries culturelles et créatives 2,4 % du PIB marocain et plus de 116.000 emplois. Elles montrent aussi que seulement 0,5 % des prêts bancaires profiteraient à ce secteur. Ce décalage est révélateur. Les banques savent financer un actif immobilier, un stock, une machine. Elles sont moins à l'aise avec un scénario, un catalogue musical, une marque de design, une plateforme éditoriale ou un projet de jeu vidéo.
Pourtant, la création produit de la valeur. Elle crée des emplois, nourrit le tourisme, construit l'image du pays et favorise l'exportation culturelle. Mais elle demande des instruments adaptés : garanties partielles, fonds de production, avances sur recettes, accompagnement juridique, valorisation de la propriété intellectuelle.
Le débat ouvert par l'UM6P a donc le mérite de toucher au nerf de la guerre. Un créateur ne réclame pas un privilège. Il demande que son activité soit considérée comme une activité économique à part entière, avec ses risques, ses droits et ses perspectives.
Reste à voir si ces dialogues déboucheront sur des mécanismes réels. Sans cela, le secteur continuera à vivre de passion, de débrouille et de financements familiaux, alors qu'il pourrait devenir un levier plus solide de développement national.
Les données avancées lors de l'événement attribuent aux industries culturelles et créatives 2,4 % du PIB marocain et plus de 116.000 emplois. Elles montrent aussi que seulement 0,5 % des prêts bancaires profiteraient à ce secteur. Ce décalage est révélateur. Les banques savent financer un actif immobilier, un stock, une machine. Elles sont moins à l'aise avec un scénario, un catalogue musical, une marque de design, une plateforme éditoriale ou un projet de jeu vidéo.
Pourtant, la création produit de la valeur. Elle crée des emplois, nourrit le tourisme, construit l'image du pays et favorise l'exportation culturelle. Mais elle demande des instruments adaptés : garanties partielles, fonds de production, avances sur recettes, accompagnement juridique, valorisation de la propriété intellectuelle.
Le débat ouvert par l'UM6P a donc le mérite de toucher au nerf de la guerre. Un créateur ne réclame pas un privilège. Il demande que son activité soit considérée comme une activité économique à part entière, avec ses risques, ses droits et ses perspectives.
Reste à voir si ces dialogues déboucheront sur des mécanismes réels. Sans cela, le secteur continuera à vivre de passion, de débrouille et de financements familiaux, alors qu'il pourrait devenir un levier plus solide de développement national.