Un bilan à mi-mandat à charger et à décharge


Rédigé par La Rédaction le Vendredi 26 Avril 2024



Face aux critiques souvent formulées à l'encontre du gouvernement marocain pour son bilan à mi-mandat, il est essentiel de reconnaître les efforts substantiels et les avancées significatives réalisées dans plusieurs domaines clés.

Le gouvernement a indéniablement progressé dans l'amélioration du cadre de vie des Marocains, notamment à travers des initiatives majeures telles que l'élargissement de la couverture sanitaire, qui bénéficie désormais à des millions de personnes supplémentaires.

Cette mesure a permis d'améliorer l'accès aux soins pour une large portion de la population, en particulier pour les travailleurs non-salariés et les personnes vulnérables, démontrant une volonté réelle d'universaliser l'accès à la santé.

Sur le plan économique, le gouvernement a également pris des mesures importantes pour soutenir le pouvoir d'achat des familles, à travers des subventions et des aides directes, qui ont été cruciales pour de nombreux ménages en période d'incertitude économique. L'augmentation du salaire minimum et les accords pour stabiliser les prix de biens essentiels comme l'électricité et le gaz sont des exemples concrets de cette politique de soutien.

En outre, l'investissement dans l'éducation et la formation professionnelle témoigne d'une vision à long terme pour renforcer le capital humain du pays. Le lancement des "écoles pionnières" et la réforme de la formation des enseignants sont des initiatives prometteuses pour élever le niveau de l'éducation nationale.

En dépit des défis incontestables, le bilan à mi-mandat du gouvernement marocain reflète une série d'actions déterminées pour améliorer la situation socio-économique du pays, avec une approche qui, bien que perfectible, mérite une reconnaissance pour ses avancées notables et son engagement envers le progrès social et économique.

À mi-parcours du mandat 2021-2024, le gouvernement marocain a présenté un bilan qui se veut positif de ses actions et initiatives. Cependant, un examen plus critique de ce bilan révèle plusieurs zones d'ombre et lacunes qui méritent d'être soulignées.

D'abord, malgré les affirmations du gouvernement concernant le soutien aux familles et l'amélioration du pouvoir d'achat, les mesures prises semblent insuffisantes face à l'augmentation du coût de la vie et l'inflation qui érode de manière continue le pouvoir d'achat des citoyens les plus vulnérables.

Le programme d'aide au logement, bien qu'ambitieux sur le papier, ne couvre qu'une fraction des besoins réels, laissant de nombreuses familles sans solution face à la crise du logement qui perdure.

De plus, la généralisation de la couverture sanitaire, un des piliers de la réforme du système de santé promis par le gouvernement, est loin de répondre aux attentes. Les infrastructures restent insuffisantes et les services de santé sont souvent débordés, ce qui souligne un manque de planification et de ressources.

Les investissements dans l'éducation et la formation, bien que nécessaires, n'ont pas encore produit les effets escomptés sur la qualité de l'éducation, laissant persister des inégalités significatives entre les régions et entre les milieux sociaux.

Les efforts pour stimuler l'emploi et protéger l'investissement semblent déconnectés des réalités du marché du travail marocain, où le chômage des jeunes et le travail informel restent préoccupants.

En somme, le bilan à mi-mandat, bien que rempli de bonnes intentions, masque une réalité plus nuancée et parfois moins reluisante, où les résultats tangibles sont encore loin des promesses et des attentes des citoyens.


لقاء خاص مع رئيس الحكومة عزيز أخنوش في منتصف الولاية الحكومية





Vendredi 26 Avril 2024
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