Un pas clé pour le gazoduc Nigeria–Maroc


Rédigé par PATRICIA GOMBO BOKI le Mardi 14 Avril 2026

Le mégaprojet du gazoduc Nigeria–Maroc, estimé à environ 25 milliards de dollars, s’apprête à franchir une étape déterminante avec la signature attendue de son accord intergouvernemental en 2026. Une avancée qui pourrait rapprocher concrètement la réalisation de cette infrastructure énergétique stratégique reliant l’Afrique de l’Ouest au Maroc.



Une signature stratégique en ligne de mire

 
La Directrice Générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines, Amina Benkhadra, a indiqué que la signature de cet accord est prévue au cours de l’année. Cet engagement constitue une étape institutionnelle clé pour concrétiser ce projet lancé il y a près d’une décennie.
 

Baptisé « African Atlantic Gas Pipeline », le gazoduc ambitionne de relier le Nigeria au Maroc sur un tracé d’environ 6.900 kilomètres. L’infrastructure reposera sur un modèle hybride combinant segments offshore et onshore le long de la façade atlantique.
 
Un projet énergétique aux ambitions continentales  

Avec une capacité maximale estimée à 30 milliards de mètres cubes par an, le gazoduc devrait alimenter le Maroc à hauteur d’environ la moitié de ce volume, tout en soutenant les exportations vers l’Europe.
 

Ce projet s’inscrit dans un contexte international marqué par des tensions sur les marchés de l’énergie. Il vise à renforcer la sécurité des approvisionnements et à diversifier les sources énergétiques, notamment pour les pays africains et européens.
 

Pour le Maroc, cette infrastructure s’intègre dans une stratégie plus large de développement du gaz comme pilier du mix énergétique, en parallèle des projets d’exploration et de transition vers une économie bas carbone.
 
Un levier d’intégration régionale  

Au-delà de ses enjeux énergétiques, le gazoduc Nigeria-Maroc porte une dimension géopolitique forte. Il devrait contribuer à renforcer la coopération entre les pays traversés et à valoriser les ressources gazières du Nigeria.
 

Le projet ambitionne également de consolider la position du Maroc en tant que hub énergétique entre l’Afrique et l’Europe. Cette dynamique pourrait favoriser une intégration énergétique accrue à l’échelle du continent.

La signature attendue de l’accord intergouvernemental apparaît ainsi comme une étape déterminante. 





Mardi 14 Avril 2026
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