Imaginez maintenant la scène :
Anissa MEKOUAR SENHADJI
Un poids lourd et plusieurs voitures se sont installés en double file devant un supermarché, façon « moi d’abord, les courses après ».
Vous tentez de slalomer entre les pare-chocs… quand surgit en face une voiture, son conducteur affichant un sourire conquérant, persuadé d’être dans son bon droit. S’ensuit un échange au klaxon :
« — C’est interdit !
— Montrez-moi la plaque !
— Elle est partie en vacances, faut suivre ! »
Avant, quand la plaque trônait encore à son poteau, les contrevenants vous gratifiaient d’un doigt d’honneur distingué et refusaient obstinément de reculer. Aujourd’hui, c’est encore mieux : ils lèvent les yeux au ciel et vous rétorquent, l’air offensé :
« Interdit ? Où ça ? Sur le nuage ? »
Vous tentez de slalomer entre les pare-chocs… quand surgit en face une voiture, son conducteur affichant un sourire conquérant, persuadé d’être dans son bon droit. S’ensuit un échange au klaxon :
« — C’est interdit !
— Montrez-moi la plaque !
— Elle est partie en vacances, faut suivre ! »
Avant, quand la plaque trônait encore à son poteau, les contrevenants vous gratifiaient d’un doigt d’honneur distingué et refusaient obstinément de reculer. Aujourd’hui, c’est encore mieux : ils lèvent les yeux au ciel et vous rétorquent, l’air offensé :
« Interdit ? Où ça ? Sur le nuage ? »
Cerise sur le goudron : dans cette même rue, une moitié reste officiellement à sens unique, tandis que l’autre s’est autoproclamée à double sens.
On ne sait plus où donner du volant. On se croirait plongé dans un casse-tête logique digne d’un championnat : « Si un véhicule arrive de là où il ne devrait pas, et que vous arrivez d’ici où vous devriez être, qui cède le passage ? »
Réponse : personne. Tout le monde reste coincé, dans l’attente hypothétique d’un arbitre… ou du retour miraculeux de la plaque.
Conclusion : En cas de crise de sens (unique), armez-vous de patience, d’un bon sens de l’improvisation et d’une dose de philosophie.
Et si jamais vous croisez la plaque en voyage, n’hésitez pas à lui transmettre nos amitiés… et notre suggestion de revenir au plus vite.
Par Anissa MEKOUAR SENHADJI.
Réponse : personne. Tout le monde reste coincé, dans l’attente hypothétique d’un arbitre… ou du retour miraculeux de la plaque.
Conclusion : En cas de crise de sens (unique), armez-vous de patience, d’un bon sens de l’improvisation et d’une dose de philosophie.
Et si jamais vous croisez la plaque en voyage, n’hésitez pas à lui transmettre nos amitiés… et notre suggestion de revenir au plus vite.
Par Anissa MEKOUAR SENHADJI.