C'est un coup de théâtre diplomatique à Addis-Abeba. Le Polisario a annoncé son retrait du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union Africaine. Cette décision, aussi soudaine que curieuse, est largement interprétée par les observateurs comme un signe de faiblesse et d'isolement croissant au sein de l'institution panafricaine.
Le siège vide : pourquoi le Polisario abandonne son poste stratégique à l'UA
Le siège est désormais vide, et le silence du Polisario au sein du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l'Union Africaine est assourdissant. En choisissant de se retirer de cet organe décisionnel clé, le mouvement séparatiste acte, volontairement ou sous la pression, un recul diplomatique majeur. Le CPS est pourtant l'instance où se discutent les crises continentales, et y siéger offre une tribune d'influence. Abandonner ce poste suggère une incapacité à y défendre ses thèses ou, plus probablement, une anticipation d'une marginalisation inéluctable face à la nouvelle dynamique qui prévaut au sein de l'UA.
Depuis le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine, la diplomatie du Royaume a travaillé méthodiquement pour déconstruire les narratifs hostiles et promouvoir une approche pragmatique et constructive. La majorité des pays africains soutiennent désormais la souveraineté du Maroc ou sa proposition d'autonomie, rendant la position du Polisario au sein du CPS intenable et anachronique. Ce retrait ressemble à une fuite en avant d'une entité qui voit ses soutiens traditionnels s'effriter et son utilité diplomatique disparaître.
Cette décision soulève des questions existentielles pour le front séparatiste. Si le Polisario ne peut plus peser au sein des instances de l'UA, quelle est sa pertinence politique ? Pour le Maroc, c'est une validation tacite de sa stratégie : en occupant le terrain diplomatique avec sérieux et crédibilité, le Royaume pousse ses adversaires à la faute ou à la sortie. L'Union Africaine semble ainsi tourner progressivement la page des conflits idéologiques hérités de la guerre froide pour se concentrer sur les défis réels du continent, un agenda dans lequel le Polisario n'a manifestement plus sa place.
Depuis le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle africaine, la diplomatie du Royaume a travaillé méthodiquement pour déconstruire les narratifs hostiles et promouvoir une approche pragmatique et constructive. La majorité des pays africains soutiennent désormais la souveraineté du Maroc ou sa proposition d'autonomie, rendant la position du Polisario au sein du CPS intenable et anachronique. Ce retrait ressemble à une fuite en avant d'une entité qui voit ses soutiens traditionnels s'effriter et son utilité diplomatique disparaître.
Cette décision soulève des questions existentielles pour le front séparatiste. Si le Polisario ne peut plus peser au sein des instances de l'UA, quelle est sa pertinence politique ? Pour le Maroc, c'est une validation tacite de sa stratégie : en occupant le terrain diplomatique avec sérieux et crédibilité, le Royaume pousse ses adversaires à la faute ou à la sortie. L'Union Africaine semble ainsi tourner progressivement la page des conflits idéologiques hérités de la guerre froide pour se concentrer sur les défis réels du continent, un agenda dans lequel le Polisario n'a manifestement plus sa place.