Un dialogue historique
Lors d’une intervention retransmise à la télévision nationale, Diaz-Canel a souligné que l’objectif de ces échanges était de chercher des solutions par la voie du dialogue, tout en rappelant la sensibilité du processus. « Il s’agit de déterminer la volonté des deux parties de concrétiser des actions au bénéfice des peuples des deux pays », a-t-il déclaré devant les plus hautes instances du Parti communiste cubain et du gouvernement.
Le président cubain, également premier secrétaire du PCC, a précisé que des facteurs internationaux avaient facilité ces échanges, sans fournir plus de détails. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de respecter l’égalité et les systèmes politiques des deux nations, afin de créer des espaces de compréhension et de s’éloigner de la confrontation.
La libération de prisonniers, symbole d’ouverture
La semaine dernière, La Havane avait annoncé la libération prochaine de 51 prisonniers, sous l’égide du Vatican, traditionnel médiateur entre les deux pays. Cette initiative marque un geste concret dans le cadre des discussions, après des années de tensions et d’accusations réciproques.
Donald Trump, président des États-Unis, avait évoqué depuis plusieurs semaines des négociations avec des responsables cubains, jusque-là démenties par La Havane qui se disait prête à dialoguer « sans pression » ni ingérence.
Un processus délicat et à suivre
Miguel Diaz-Canel a rappelé que ce processus était très sensible, nécessitant des efforts soutenus pour identifier des domaines de coopération et garantir la sécurité et la paix. La trajectoire de ces pourparlers pourrait définir l’avenir des relations bilatérales et influencer la situation politique et économique sur l’île.