À l’approche de l’Aïd al-Adha, les prix de la viande rouge repartent fortement à la hausse au Maroc. Entre renchérissement des importations, hausse du coût des aliments pour bétail et tensions sur le marché, les ménages font face à une nouvelle pression sur leur budget, dans un contexte déjà marqué par l’inflation.
Une hausse qui frappe les ménages à quelques semaines de la fête
À quelques semaines de l’Aïd al-Adha, le marché marocain de la viande rouge connaît une tension croissante qui inquiète autant les consommateurs que les professionnels. Dans plusieurs circuits de distribution, les prix montent sous l’effet d’une demande saisonnière soutenue, mais aussi d’un ensemble de facteurs économiques qui dépassent largement le simple calendrier religieux. Cette hausse arrive à un moment sensible pour les ménages, déjà éprouvés par l’érosion du pouvoir d’achat, l’augmentation des dépenses alimentaires et la cherté persistante de nombreux produits de base.
Selon plusieurs indications, la viande bovine devrait se négocier entre 90 et 120 dirhams le kilogramme dans les prochains jours, tandis que la viande ovine évolue déjà dans une fourchette comprise entre 130 et 150 dirhams le kilogramme sur certains marchés. Dans le circuit de gros, les cours ont également progressé, confirmant une pression réelle sur l’ensemble de la chaîne.
Les professionnels du secteur expliquent cette flambée par la combinaison de plusieurs facteurs. D’abord, une partie de l’approvisionnement du marché marocain dépend de l’extérieur, notamment pour la viande rouge. Or, toute hausse sur les marchés fournisseurs se répercute presque immédiatement sur les prix nationaux. Le Brésil, cité parmi les principaux pays fournisseurs, voit ses propres prix évoluer, avec un impact direct sur le consommateur marocain. À cela s’ajoute l’augmentation du coût du transport maritime, elle-même alimentée par la hausse des hydrocarbures et par les tensions géopolitiques qui perturbent les marchés internationaux.
Un autre élément accentue cette dynamique : le coût de l’alimentation animale. Les matières premières utilisées dans les aliments composés, comme le maïs et le soja, sont orientées à la hausse sur les marchés mondiaux. Au Maroc, des acteurs du secteur évoquent un renchérissement possible de 10 à 20 % des aliments pour animaux si les tensions internationales persistent. Cette hausse pèse directement sur les éleveurs, qui répercutent ensuite une partie de leurs charges sur le prix de vente du bétail et de la viande. Dans un contexte où les marges sont déjà fragiles, cette transmission des coûts devient presque mécanique.
À cette pression économique s’ajoute enfin une question de régulation. Des représentants des consommateurs alertent sur les effets de comportements spéculatifs et sur les limites du contrôle du marché. Dans un système fondé sur la liberté des prix, les hausses internationales peuvent parfois être amplifiées localement, ce qui alimente le sentiment d’injustice chez les ménages. À l’approche de l’Aïd, la flambée de la viande ne résume donc pas seulement un déséquilibre commercial. Elle révèle surtout la vulnérabilité persistante du pouvoir d’achat face aux chocs extérieurs et aux tensions internes du marché marocain.
Selon plusieurs indications, la viande bovine devrait se négocier entre 90 et 120 dirhams le kilogramme dans les prochains jours, tandis que la viande ovine évolue déjà dans une fourchette comprise entre 130 et 150 dirhams le kilogramme sur certains marchés. Dans le circuit de gros, les cours ont également progressé, confirmant une pression réelle sur l’ensemble de la chaîne.
Les professionnels du secteur expliquent cette flambée par la combinaison de plusieurs facteurs. D’abord, une partie de l’approvisionnement du marché marocain dépend de l’extérieur, notamment pour la viande rouge. Or, toute hausse sur les marchés fournisseurs se répercute presque immédiatement sur les prix nationaux. Le Brésil, cité parmi les principaux pays fournisseurs, voit ses propres prix évoluer, avec un impact direct sur le consommateur marocain. À cela s’ajoute l’augmentation du coût du transport maritime, elle-même alimentée par la hausse des hydrocarbures et par les tensions géopolitiques qui perturbent les marchés internationaux.
Un autre élément accentue cette dynamique : le coût de l’alimentation animale. Les matières premières utilisées dans les aliments composés, comme le maïs et le soja, sont orientées à la hausse sur les marchés mondiaux. Au Maroc, des acteurs du secteur évoquent un renchérissement possible de 10 à 20 % des aliments pour animaux si les tensions internationales persistent. Cette hausse pèse directement sur les éleveurs, qui répercutent ensuite une partie de leurs charges sur le prix de vente du bétail et de la viande. Dans un contexte où les marges sont déjà fragiles, cette transmission des coûts devient presque mécanique.
À cette pression économique s’ajoute enfin une question de régulation. Des représentants des consommateurs alertent sur les effets de comportements spéculatifs et sur les limites du contrôle du marché. Dans un système fondé sur la liberté des prix, les hausses internationales peuvent parfois être amplifiées localement, ce qui alimente le sentiment d’injustice chez les ménages. À l’approche de l’Aïd, la flambée de la viande ne résume donc pas seulement un déséquilibre commercial. Elle révèle surtout la vulnérabilité persistante du pouvoir d’achat face aux chocs extérieurs et aux tensions internes du marché marocain.